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Romilly-sur-Seine - Santé 100% Sécu, c’est possible !

STOP à la casse : reprenons en main notre sécu !

lundi 29 janvier 2018 , 371 : visites , par Rémi

Une situation en lambeaux de la santé dans le département, de plus en plus de ponctions (illégales) dans la poche des patients par les cliniques privées... Symptômes plus que préoccupants des attaques contre la Sécu. Mais ce n’est pas l’argent qui manque pour inverser la vapeur !

 

Trois grands témoins locaux et le co-animateur national du PCF sur les questions de santé et de protection sociale, Fabien Cohen, participaient, mardi 23 janvier, à une initiative de la section communiste romillonne, dans le cadre des États généraux du progrès social.

Le livre noir de la santé dans l’Aube

Mme Dominique Douine, responsable de la mutuelle Aubéane, est intervenue sur la forfaiture des cliniques privées auboises du groupe Elsan, qui demandent aux patients un “forfait administratif” de neuf euros ou un droit d’entrée en ambulatoire de trente euros, aussi illégaux l’un que l’autre. Des exemples parmi d’autres illustrant que, pour le secteur privé, ce n’est pas la santé du patient qui prime, mais la rentabilité des pratiques médicales, avec des ponctions financières considérables sur la Sécurité sociale et les mutuelles. Second grand témoin : un syndicaliste hospitalier qui a esquissé un tableau - “noir, bien malgré lui”, a-t-il dit - de la situation dans l’Aube des personnels et des services hospitaliers : suppressions de postes, de lits, de services... Responsable pour Romilly d’une association caritative, Serge Fourrier a remué les tripes de l’assistance en évoquant la situation, même pas de “précarité” sanitaire, mais d’absence - voire d’exclusion de fait - des soins de quelque 400 familles de cette ville et de son secteur (plus de 2 000 personnes concernées, at- il précisé, dont des enfants en très bas âge et des personnes âgées) : « Se nourrir, pour eux, c’est la priorité. Se soigner, ils n’y pensent même pas ». En cas de nécessité, c’est le recours à l’automédication, dangereuse, qui prévaut. Et cela dans une ville où la droite municipale a baissé, entre 2014 et 2016, les crédits du centre communal d’action sociale de 100 000 euros.

L’esbrouffe du “zéro reste à charge”

Bien évidemment, la situation dans l’Aube est le reflet d’un état général de la santé et de l’accès aux soins en France. C’est, analyse Fabien Cohen, le résultat de politiques mises en oeuvre dès la création de la Sécu, au sortir de la guerre. Une situation qui insupporte depuis lors le patronat car le privant de ce qu’il a toujours considéré - au même titre que les salaires ! - comme une richesse dont il serait propriétaire et dont il serait spolié. Aussi, dès les ordonnances de 1967, il chercha à reprendre le pouvoir au travers de la parité et à revenir progressivement sur ces “conquis”. Avec la création de la CSG, la casse du code de la mutualité et l’alignement sur l’Europe du secteur assurantiel et complémentaire, tout a été fait pour réduire ce que le patronat appelle « charge sociale ». Parallèlement ont été créés artificiellement des déficits, en particulier à coups d’exonérations de cotisations sociales pour le patronat, atteignant des dizaines de milliards. « Nous ne sommes plus dans la seule privatisation du secteur de la protection sociale avec un tel système inégalitaire, mais dans une financiarisation de la santé », estime le responsable communiste. Face à une situation, où tout est politiquement programmé pour qu’elle se détériore, il a porté des propositions, car il est possible d’avancer vers une santé 100% Sécu, toute autre chose que l’esbrouffe de Macron et de son « zéro reste à charge ». Parmi elles : faire cotiser au même taux que la cotisation patronale, assise sur les salaires, les revenus financiers des entreprises et des banques

C’est parti pour le collectif aubois !
Cette initiative ne restera pas sans suite.
Devant l’indignation suscitée par les
pratiques des cliniques auboises du groupe
Elsan, a été formalisée la création d’un
collectif citoyen aubois. Pour le contacter :
03 25 73 43 40

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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