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CSG : le pied dans la porte

lundi 29 janvier 2018 , 354 : visites , par Gisèle Malaval

Notre système de Sécurité sociale était, à sa création en 1945, révolutionnaire : chacun contribue selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins.

Le financement se faisait par cotisations sociales, ouvrières ET patronales, prélevées sur le profit et non par l’impôt, et était géré par les salarié-e-s. Le patronat a, bien sûr, tout fait pour entrer dans la gestion et se dégager le plus possible de ses responsabilités sociales, au prétexte de réduire « le coût du travail ». La création d’exonérations de cotisations patronales en 1990 et de la CSG en 1991, payée par les ménages, allait dans ce sens, et a modifié profondément le mode de financement de la Sécurité sociale, au profit d’une fiscalisation, décrétée par l’État, qui éloigne les travailleurs de la gestion. Nous le constatons encore avec cette nouvelle hausse de la CSG, décidée unilatéralement. 

Fiscaliser la Sécurité sociale, c’était le pied dans la porte pour l’ouvrir à la privatisation. Celle-ci est bien à l’ordre du jour : le PLFSS 2018 réduit une fois de plus la contribution employeur, laisse indemnes les profits de l’entreprise, et prévoit d’accorder aux complémentaires, qui sont des organismes privés, un poids grandissant dans le financement de la Sécu. Se battre pour élargir les cotisations aux revenus financiers, se battre contre la CSG est donc bien une bataille idéologique : c’est défendre le système qui socialise une partie des profits pour la protection sociale à tous les moments de la vie, contre le système libéral qui, dans un avenir proche, vendra la santé à qui pourra l’acheter.

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