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Ligne SNCF n°4 / Paris - Romilly - Troyes

Satisfaction, mais des inquiétudes persistent

samedi 9 décembre 2017 , 301 : visites , par LDA

La section et les élus du PCF de Romilly ont organisé une conférence de presse après les annonces d’améliorations sur la ligne SNCF n°4. Ils ont rappelé la lutte, depuis trente ans, des communistes pour préserver et développer cette ligne.
Début octobre et fin novembre, la presse a annoncé de « bonnes nouvelles pour la ligne » SNCF n°4, Paris-Nogent-Romilly-Troyes, dans le cadre de son électrification et dont les premiers travaux de terrassement vont - enfin ! - acter la concrétisation. Enfin, car la bataille pour l’électrification a été une bataille de longue haleine, engagée il y a plusieurs dizaines d’années et où les élus aubois du PCF, dans leurs fonctions électives respectives, n’ont pas ménagé leurs efforts aux côtés des usagers et pour les mobiliser le plus largement possible. Une tâche particulièrement ardue dès l’origine, compliquée ensuite, entre autre, par les directives européennes visant à l’ouverture totale (fret et voyageurs) du transport ferroviaire aux lois du “marché” et de la concurrence.
Directives que l’État, qui est actionnaire à 100% de l’entreprise
publique, met en oeuvre avec zèle et au détriment de la philosophie du service public, avec une kyrielle de conséquences néfastes, tant pour les usagers de ce moyen de transport que pour les cheminots.
Dégradation, voire rupture pure et simple du service pour les premiers et suppressions de postes pour les seconds. Le tout au nom de la sacrosainte rentabilité. Tarifications “ubuesques et pénalisantes” des abonnements travail, comme le dénonçaient en juillet 2016 Pierre Mathieu et des conseillers municipaux romillons et de Nogent-sur-Seine, matériel vétuste, retards, etc... ont également été le lot des usagers de la ligne 4, alors que la SNCF traînait les pieds pour y remédier. Dans la “bataille du rail” de la ligne 4, les communistes ont été au premier rang.
La vigilance reste d’actualité Lors d’une conférence de presse, mercredi 6 décembre, la section romillonne du PCF et ses élus ont exprimé leur « satisfaction » des avancées obtenues sur les nouvelles dessertes. « Au niveau des dessertes,
c’est avec satisfaction que nous prenons acte des améliorations, avec la mise en service de deux nouveaux trains [...] qui s’arrêteront à Romilly et avec l’arrêt de quatre nouvelles rames de voyageurs. Ces nouveaux cadencements répondront mieux aux attentes des usagers. Ces améliorations correspondent aux exigences que nous avions formulées. Une fois encore, l’intervention des usagers, avec la pétition que nous leur avons proposée, a été décisive. Des centaines de signatures avaient été,
en effet, recueillies devant la gare et dans les trains », ont-ils déclaré tout en s’inquiétant sur deux points. « Nous craignons que la régionalisation de la ligne 4 se traduise par de très fortes hausses tarifaires pour les voyageurs, car la Région aura pour objectif de parvenir à l’équilibre financier de cette ligne. C’est un coup porté contre l’unicité du service public et à l’égalité des usagers pour en bénéficier », estiment-ils en premier lieu, avant de reprendre à leur compte « les inquiétudes [du] syndicat CGT des ateliers SNCF de Romilly, qui a rappelé qu’à partir de 2019, les appels d’offres seront obligatoires pour l’activité PRM, c’est à-dire celle qui doit occuper les nouveaux locaux de la zone de l’ancien aérodrome ». Rien ne garantit donc, pour eux, que l’activité sera maintenue
au sein de la SNCF. La vigilance reste donc toujours d’actualité.

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