“Je veux que la République ait deux noms : qu’elle s’appelle Liberté, et qu’elle s’appelle chose publique.” Victor Hugo

L'Humeur
  • Jack Ralite
  • 27 novembre 2017,
    par Jean Lefevre
  • Je me souviens de lui pour deux faits indissociables : son passage au ministère de la santé en 1981 et les États généraux de la culture en 1987. Le “corps et l’esprit”, autrement dit. Il ne se plaignait pas, d’avoir été nommé ministre de la santé plutôt (...)

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Jack Ralite

lundi 27 novembre 2017 , 21 : visites , par Jean Lefevre

Je me souviens de lui pour deux faits indissociables : son passage au ministère de la santé en 1981 et les États généraux de la culture en 1987. Le “corps et l’esprit”, autrement dit. Il ne se plaignait pas, d’avoir été nommé ministre de la santé plutôt qu’au ministère de la culture où tout le monde le voyait déjà… Il a été « médecin malgré lui ». Et quel médecin  ! Il se battait pour faire évoluer la médecine psychiatrique, l’égalité d’accès aux soins, la suppression du secteur privé à l’hôpital public et la création des centres de santé publicss qui n’ont pas grand-chose à voir avec les maisons de santé. Joë Triché a rappelé son passage à Romilly quand il est venu inaugurer l’hôpital devenu hôpital Maurice Camuset.
Il avait cette sentence qu’on ferait bien de conjuguer près des gens qui parlent de charité au lieu de parler justice : « Ne pas traiter le pauvre dans l’homme, mais l’homme dans le pauvre ».
Sa bagarre pour l’exception culturelle durant les États généraux de la culture fut remarquable. La majorité des artistes européens le rejoignirent dans une déclaration des droits de la culture qui pesa lourd dans les négociations sur la culture à l’Organisation Mondiale du Commerce. Un quota de 60% d’oeuvres nationales furent alors exigées et obtenues dans les programmes. C’était le cheval de Troie de « l’exception culturelle » dans le monde du bizness. Car, disait Ralite, nous refusons « une société où l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit. »

* Notre camarade a été incinéré le 24 novembre au Père Lachaise

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