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Mémoire démolie

jeudi 14 septembre 2017 , 30 : visites , par LE CAPITAINE TRICASSE

Depuis 2015, la Pologne est sous la botte de l’ultraconservateur et nationaliste Andrzej Duda. En 2016, il a promulgué une loi selon laquelle « les routes, rues, ponts, places [...] ne peuvent pas commémorer les personnes, les organisations, les événements ou les dates symbolisant le communisme ou un autre régime totalitaire  ». Le poncif plus cradingue qu’une serpillère usée, qui amalgame communisme et totalitarisme, sert là-bas aussi de faux nez.
Récemment, la ville polonaise de Walbrzych a débaptisé des rues qui portaient le nom de communistes polonais ayant combattu le nazisme en France : Bronislaw Kania, un des dirigeants des FTPMOI dans le nord, guillotiné par les nazis à Douai en 1943 ; Joseph Kolorz, membre du comité central du PCF et brigadiste, tué au combat en Espagne en 1938 ; Tomasz Rabiega, responsable des sections polonaises de la CGT dans le Douaisis, interné par Vichy au camp disciplinaire de Vernet comme “indésirable”. En France comme en Pologne des associations sont vent debout.
Dernièrement, à Trzcianka, un mémorial, construit en 1945 par l’Armée rouge, rendant hommage à 56 soldats soviétiques qui ont péri sur le champ de bataille pour libérer cette ville de l’occupant nazi, a été détruit à la pelleteuse. Un acte de vandalisme d’État d’autant plus abject que les dépouilles des combattants soviétiques étaient inhumées sous le monument.
Je suis affligé chaque année lorsque, ici et là, comme ce fut encore le cas cet été, certains caracolent en jeeps et uniformes US pour fêter la Libération. Le poids dans la victoire de l’Armée rouge à l’est est effacé, la mémoire démolie, insidieusement par ommissions ou au bulldozer. Mais les morts pour la liberté sont éternels.

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