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Europe

Tusk voit la croissance... mais pas les pauvres

vendredi 18 août 2017 , 252 : visites , par Rémi

Donald Tusk se glorifie de la “croissance” de l’UE. En contrepoint, d’autres chiffres qu’il ne commente pas, prouvent que la pauvreté, la précarité et les bas salaires, notamment en Allemagne, se généralisent. Au point d’inquiéter le FMI !
Mardi dernier, sur son compte Twitter, le président du Conseil européen, encore un Donald libéral ; Tusk celui-ci, s’est félicité de la « croissance  » de l’Union européenne. + 2,2% au 2èmetrimestre 2017, d’après les chiffres d’Eurostat, l’organisme statistique de la Commission européenne. Cerise sur le gâteau, les déficits publics baissent. Étrangement, Tusk ne fait aucun commentaire sur les 221 milliards d’euros mis au frais dans les paradis fiscaux par les entreprises belges en 2016, comme on l’apprenait par une autre source. Avec les politiques d’austérité cumulatives et successivement appliquées, c’est bien la moindre des choses que les déficits publics baissent ! Mais à quel prix ?
Le “modèle” allemand
D’autres chiffres n’ont pas l’honneur d’un petit mot d’autosatisfaction de Donald Tusk. Pourtant, en mai dernier, même le FMI s’en émouvait et écrivait dans un rapport : « le risque de pauvreté [...] demande une attention continue ». Et pour cause ! En France, le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté est passé de 7,8 millions en 2000 à 8,8 millions en 2016. Mais c’est surtout l’Allemagne, dont on nous a tant et tant louangé le « modèle », qui préoccupe le FMI. Car la croissance et un excédent commercial de 252,9 milliards d’euros outre Rhin, se payent cash en bas de l’échelle sociale. Première économie européenne, l’Allemagne compte aujourd’hui 13 millions de pauvres, soit 17% de la population. C’est le plus haut chiffre depuis la réunification du pays en 1990. Et surtout, cette pauvreté touche près de 10% des personnes exerçant un emploi. Une situation qui s’explique, entre autre, par les réformes du marché du travail entreprises entre 2003 et 2005 par l’ancien chancelier social-démocrate (SPD) Gerhard Schröder, et en particulier par la création d’emplois de courte durée non soumis aux cotisations sociales.


Deux rendez-vous pour la rentrée sociale

Un fléau - la pauvreté - qui touche en particulier les retraités : 15,9% des retraités, contre à peine 10,7% en 2005, soit une hausse de 49% en dix ans. Une situation qui ne devrait pas s’arranger, car la réforme des retraites lancée en 2005 prévoit une baisse continue des allocations qui devraient passer de 48% du salaire net moyen, à l’heure actuelle, à 44% en 2030. Quant aux actifs, près d’un quart d’entre eux gagnent moins de 10,50 euros de l’heure (8,8% en France actuellement). « Mini-jobs » en Allemagne, « contrats verts » au Portugal, « contrats exceptionnels » en Italie ou remise en cause du Code du travail en France ; partout en Europe les législations convergent pour “assouplir” le marché du travail en détruisant les législations sociales, prétendument considérées comme des “freins” à l’embauche. Macron ne fait pas autre chose et la situation en Allemagne prouve que la duplicité de sa politique aura des effets dévastateurs.
Deux grands rendez-vous marqueront la rentrée sociale : le 12 septembre, journée nationale de grèves et de manifestations à l’appel de la CGT et d’autres organisations (rendez-vous à 14 h 00, place Jean-Jaurès à Troyes), et les 15, 16 et 17 septembre ; la fête de l’Humanité. Présents au premier et acteurs du second, les communistes emprunteront tous les chemins pour faire barrage aux politiques nocives pour les peuples, en France comme en Europe.

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