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Canal+ ne paie plus les droits d’auteurs depuis fin 2016

La culture, nouvelle “variable”

jeudi 3 août 2017 , 163 : visites

Patron de Canal +, Vincent Bolloré ne paye plus aucun droit d’auteur depuis décembre 2016. Motif : obtenir une baisse de 60% à 80% de ces droits.
Pour Bolloré, qui estime que les résultats de la chaîne à péage ne sont pas à la hauteur des attentes des actionnaires, tous les moyens sont bons pour regonfler les marges. Y compris le chantage. Depuis décembre 2016, il ne paye plus de droits aux quatre sociétés d’auteurs concernées : Sacd, Sacem, Scam et Adagp. Un acte de brigandage financier de l’ami de Sarkozy (il l’a nommé en début d’année à la tête i>Télé) pour obtenir une diminution de 60%, voire même 80%, des droits d’auteurs contractuellement dûs par la chaîne.
Pour l’instant, la spoliation des auteurs, qui viennent de porter l’affaire devant les tribunaux, s’élève à 50 millions d’euros. Pour cette canaille de Bolloré, les comptes de Canal+ auraient plombé les résultats de Vivendi, qui a pourtant réalisé 1,256 milliard de bénéfice net en 2016. Et d’annoncer à ses actionnaires “dépités” une nouvelle “réduction des coûts” de 200 millions d’euros d’ici à 2018. Ceci explique cela ; Bolloré considère ainsi les droits légaux des créateurs et artistes comme une simple “variable d’ajustement” des comptes de sociétés, comme l’ont fait remarquer le directeur de la Sacem et, début juillet, même la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, pour qui « aucune stratégie de réduction des coûts [...] ne saurait exonérer une entreprise des obligations qui découlent de ses contrats avec les sociétés d’auteurs.  » Et Canal+ continue de diffuser des créations sans payer !
Ainsi, pour Vincent Bolloré et Vivendi, dont « les signaux haussiers sont intacts », nous disait Boursorama le 30 juillet, la création intellectuelle et culturelle doit se plier aux lois du marché et de la rentabilité des capitaux des actionnaires. Bolloré attend de son coup de force une « transaction ». La seule possible avec ce genre de canaille, celle préconisée par son copain Sarkozy : un bon coup de Kärcher.

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