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Chiffres du chômage

Baisse de 0,3% ? oui, mais la précarité en hausse

jeudi 27 juillet 2017 , 172 : visites , par LDA

La timide baisse des chômeurs de catégorie A masque une augmentation constante de la “flexibilité” du travail, résultat des politiques mises en oeuvre depuis 20 ans. Toutes catégories confondues, il y a 6 281 200 demandeurs d’emploi en France.
Les demandeurs d’emploi en catégorie A (demandeurs d’emploi sans emploi) sont 3 483 200 en juin 2017, soit 0,3% de moins qu’au mois de mai. Les inscrits en catégorie B et C (demandeurs d’emploi ayant travaillé une partie du mois) sont 2 079 400, soit 0,6% de plus qu’il y a un mois. Pour les inscrits en catégorie D, qui regroupe principalement les personnes en formation, il y a une baisse de 1,2%, soit 3 500 demandeurs d’emploi en moins. La catégorie E, qui concerne en grande partie les personnes en contrat d’insertion, est en hausse de 1,3%, soit une augmentation de 5 400 demandeurs d’emploi.
Au total, c’est 3 900 demandeurs d’emploi en plus pour le premier mois de la coalition Macron-Philippe, soit 6 281 200 demandeurs d’emploi, toutes catégories confondues. Et pour cause. Toutes les politiques, qui se succèdent depuis vingt ans, vont dans le même sens : baisser le “coût du travail” en privilégiant la précarité. C’est ainsi qu’en juin 1997, il y avait 829 570 demandeurs d’emploi en catégories B et C, pour passer à 986 020 en juin 2002, à 1 109 910 en juin 2007, puis à 1 488 960 en juin 2012, pour être à ce chiffre honteux de 2 079 400 salariés en sousemploi en juin 2017. Les conditions de vie de ces salariés sont catastrophiques ; ils doivent justifier de leur précarité à tout moment pour tenter de trouver de quoi boucler les fins de mois. Pour eux, les vacances n’existent pas, l’accès au logement est des plus compliqués, les emprunts sont prohibés, la santé passe après... Le gouvernement en place promet d’inverser la tendance, hors il n’en est rien.
“Des effets profonds de long terme” ?
Toutes les mesures, qu’il prend, vont dans le sens de plus de précarité, avec deux buts : celui de faire baisser artificiellement le nombre d’inscrits en catégorie A, avec une politique de faux-semblants et celui de faire se rentabiliser le plus haut possible les capitaux des actionnaires. Comme fin juin, et contrairement à ses prédécesseurs, la ministre Muriel Pénicaud joue à cache-cache et dit ne pas vouloir commenter ces chiffres. La ministre du Travail estime que les données de Pôle-Emploi ne reflètent pas « l’évolution du marché du travail » et leur préfère le taux de chômage calculé tous les trois mois par l’Insee. Ainsi donc, nous devrons attendre fin août pour entendre l’oracle gouvernemental, avec « un commentaire très approfondi ». Mais la ministre a prudemment pris les devants en laissant entendre que la casse sur ordonnances du Code du travail, les milliards supplémentaires distribués au patronat via le CICE, la réforme annoncée à l’automne de l’assurance-chômage, de l’apprentissage et de la formation professionnelle, et une « rénovation » du système des retraites en 2018, auront « des effets profonds de long terme. » Une Arlésienne déjà entonnée sous le précédent quinquennat, sans parler du fameux “million d’emplois” de Gattaz. Décryptées, ces annonces, ce sont : les patrons qui s’en mettent plein les poches et la création d’emplois pour la semaine des quatre jeudis. Peut-être.

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