“Je veux que la République ait deux noms : qu’elle s’appelle Liberté, et qu’elle s’appelle chose publique.” Victor Hugo

L'Humeur
  • Faudrait savoir
  • 20 juillet 2017,
    par Guy Cure
  • La presse s’émouvait récemment du taux de réussite au bac : même pas 88%. En même temps, on entend ironiser sur ce diplôme qui ne vaudrait plus rien. Sur fond de facs engorgées, le gouvernement a relancé dans les médias le débat sur l’avenir du bac. Le (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • Effet de souffle
  • 20 juillet 2017,
    par LE CAPITAINE TRICASSE
  • Le FMI sabre le champagne. Pour arroser les réformes « ambitieuses » et « courageuses » annoncées par Macron, il a relevé sa prévision de croissance (...)

  • Lire la suite
Accueil > L’hebdo > 2017 > Juillet > N1452 > Derrière “La Fayette, nous voilà”, gros profits et hégémonie mondiale

HISTOIRE : 6 avril 1917 : les États-Unis entrent en guerre

Derrière “La Fayette, nous voilà”, gros profits et hégémonie mondiale

jeudi 20 juillet 2017 , 201 : visites , par Rémi

Les États-Unis se sont engagés dans les hostilités plus tard que leurs alliés (en juillet 1917) mais en ont tiré de gros profits.
Vers le début du XXème siècle, ils devancent le monde entier en termes de production industrielle et sont devenus la plus grande puissance économique. En 1913, ils produisaient plus de fonte, d’acier et de charbon que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France réunies. Cependant, un an plus tard, l’économie américaine est frappée par une crise. La production industrielle baisse (en moyenne) de moitié. Mais la Première guerre mondiale qui éclate leur permet de faire remonter en flèche l’activité économique. Notamment grâce à la « coopération » avec les pays de l’Entente (France, Royaume-Uni et Russie tsariste).
Les États-Unis ne s’empressaient pas de s’engager dans la guerre, préférant un rôle « d’arbitre moral », pour reprendre un propos du président Wilson. Devenus les créanciers de la France et de la Grande-Bretagne, ils « encouragent », certes, la victoire de l’Entente, sans pour cela se décider à entrer en guerre eux-mêmes. Wilson est ainsi réélu en 1916 notamment sur le thème de la non-intervention américaine : “He kept us out of war” (Il nous a gardé à l’écart de la guerre) sera le slogan de la campagne.
Les pays de l’Entente ont eu recours aux États-Unis pour s’approvisionner en énergie, matières premières, produits industriels et alimentaires. La part des USA dans les importations françaises passera ainsi de 848 millions de francs en 1913 à 6,776 milliards en 1916. Il y a aussi les emprunts : 2,3 milliards de dollars alors que les “puissances centrales” (Allemagne, Autriche-Hongrie, empire Ottoman et royaume de Bulgarie) n’en emprunteront “que” 26 millions de dollars. À la fin de la guerre, les principaux pays d’Europe sont devenus les débiteurs des USA pour les deux générations suivantes.
116 516 soldats américains sont morts sur les différents théatres d’opérations (dont 63 114 d’accidents ou de maladie - l’épidémie de “grippe espagnole” fait rage en 1918). C’est à eux que doit aller notre reconnaissance et à ceux qui survécurent à la boucherie et ne virent jamais la couleur des profits réalisés par leurs hommes d’affaires et banquiers. Le 14 juillet, Trump n’était vraiment pas l’homme de la situation.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|