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Fiscalité

L’état serre la ceinture, les riches pètent dans la soie

mercredi 12 juillet 2017 , 79 : visites , par Rémi

Alors qu’il vient d’annoncer 4,5 milliards d’économies pour ne pas être au-dessus des 3% de déficit public, le pouvoir prépare un train de mesures économiques et fiscales, le privant de ressources mais qui favoriseront l’enrichissement des privilégiés.

Macron, secrétaire général adjoint du cabinet de François Hollande puis ministre de l’économie du même, ne connaissait pas l’état des finances du pays ? Ah ! Ah ! Cousue de fil blanc la mascarade avec le socialo-macronien Migaud et sa cour... des comptes qui, comme la pile Wonder, ne s’use que si l’on en sert. Et autant se servir de cette institution devenue croupion qui coûte 214 millions d’euros par an au contribuable français (chiffre officiel, à vérifier). Mais s’en servir à bon escient, c’est-à-dire lui faire régurgiter sur le docte ton de l’expert exactement ce qui lui a été soufflé dans le tuyau de l’oreille. Ce qu’ont fait les 735 jeunes énarques ou vieux planqués qui composent cette autorité... républicaine.



Sans suppressions de postes ?

Sur l’air bien connu du “Ah-la-la, on savait pas tout ça”, le ministre des (mé)comptes publics a énuméré les mesures d’un énième plan d’économies pour rentrer dans les clous des sacrosaints 3% du PIB de déficit public, comme s’y était engagé Macron qui, aussitôt élu, a couru aux ordres chez la chancelière allemande. S’en est suivie une campagne contre la “largesse” de Hollande qui a augmenté deux fois de 0,6% le point d’indice des fonctionnaires... qui a permis au gouvernement de le bloquer. 4,5 milliards, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et le gouvernement tapera donc dans les cassettes ministérielles. L’aide publique aux pays en voie de développement sera rabotée et constituera à elle seule la moitié du tour de vis imposé aux Affaires étrangères (282 millions). Bercy, engagé dans un plan de numérisation, devra le faire pour « moins cher ». La place Beauvau a été sommée de réaliser 526 millions d’économies sans toucher aux effectifs et la Justice de gratter 160 millions pour mettre au pot. L’Éducation nationale, priorité de Macron candidat, en sera pour 75 millions « sans suppressions de postes » à la prochaine rentrée. Mais après ?

Diète de l’État, mais les riches feront “gras”
Et quand le gouvernement entend le mot culture... il sabre son ministère de 50 millions. La puissance publique est donc remise à la diète suivant l’ordonnance de Bruxelles. Mais dans le même temps, les riches vont pouvoir faire “gras” avec la réforme mise en place dès 2018, de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui ne devait intervenir qu’en 2019. Le remplacement de l’ISF par un impôt sur la fortune immobilière exonérera les placements financiers et les patrimoines en actions. Un gain moyen annuel par foyer assujetti à cet impôt de 5 830 euros et qui coûterait en revanche à l’État entre 2 et 3 milliards, alors qu’il se dit contraint bien malgré lui de ponctionner 4,5 milliards dans les budgets des différents ministères. Un comble mais, pour le pouvoir, il s’agit de rectifier le tir après l’accueil plus que frais réservé aux reports des cadeaux promis aux riches, qui ont aussitôt dégainé et fait grogner la pléthore d’économistes et d’experts pour leur faire dire leur impatience. L’orientation du pouvoir est un dangereux signal, celui d’une fiscalité à deux vitesses qui est mise en place au profit de la finance et qui pose problème en matière de ressources budgétaires, sans aucune garantie en matière de relance de l’activité économique. Tous ces cadeaux aux privilégiés sont autant d’argent retiré à la croissance, à laquelle ils participent au travers, notamment, des services publics.

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