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Budget

6 milliards de plus pour le patronat... via le CICE

mercredi 12 juillet 2017 , 254 : visites , par LDA

Cession d’actifs d’entreprises publiques, nouvelle baisse d’impôts, via le CICE, pour le patronat... Après cinq années d’état de grâce sous Hollande, s’ouvre un quinquennat d’extase pour le Medef. Les français, de leur côté, devront se contenter des miettes en regardant les riches manger la galette.

À quoi servent le discours de politique générale et le vote de confiance si, quatre jours plus tard, le gouvernement réoriente sensiblement sa politique budgétaire ? Le week-end dernier, le chef de l’exécutif a, en effet, sorti de son chapeau une hausse de 6 milliards d’euros du CICE pour 2018. Pour faire passer la pilule, cette rallonge du déjà faramineux crédit d’impôt compétitivité-emploi, distribué sans ciblage ni contreparties aux entreprises, s’accompagne d’une baisse d’un milliard d’euros d’impôt pour les ménages. Si cette baisse d’impôt se verra facilement, pour quelques ménages, au moment de la déclaration, la suppression des cotisations chômage et maladie annoncée, moins visible au premier abord, aura pourtant un effet boomerang dévasteur sur le financement de notre modèle social. En plus de s’attaquer au salaire socialisé avec, en ligne de mire, les retraites et la Sécurité sociale, le gouvernement compte augmenter de 1,7 point la CSG au 1er janvier, limitant de fait l’impact de la baisse d’impôts sur le pouvoir d’achat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a expliqué que les français seraient mal avisés de bouder la carotte qui est mieux que « d’augmenter la TVA de deux points ». Mais le patronat est aussi dans les starting-blocks, après l’annonce d’une « importante cession d’actifs » d’entreprises publiques. Rappelons ici que la privatisation des autoroutes prive chaque année l’État de plusieurs milliards d’euros. Comme dirait M. Gattaz : “dans l’Macron, tout est bon”.

Vous avez dit “addiction” ?
Parallèlement à tous ses ajustements d’apothicaire, le gouvernement ne dit rien des 80 milliards d’euros qui s’évaporent chaque année à cause de la fraude fiscale. Il n’a pas non plus commenté les bénéfices des entreprises du CAC 40, passés de 55 milliards d’euros en 2015 à 77 milliards en 2016, et encore moins le montant total des dividendes versés en 2017 ; 46 milliards d’euros, un record depuis 2006. Les 500 français les plus riches possèdent aujourd’hui 571 milliards d’euros, soit 117 milliards d’euros de plus que l’année précédente.
En revanche, le premier ministre porte un regard sévère et clinique sur « l’addiction de la France à la dépense publique », sans évoquer d’autres addictions françaises endémiques, qui ne sont pas également partagées. L’addiction aux dividendes par exemple, qui place notre pays aux premiers rangs dans le monde avec une hausse de plus de 11% l’an passé pour les actionnaires, quand elle est de 3% en Allemagne, pour ne citer qu’elle. L’addiction aux très hauts salaires, comme celui de Carlos Ghosn, qui empoche plus de 16 millions d’euros par an. L’addiction à la fortune de nos milliardaires, Bernard Arnault, Liliane Bettencourt...

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