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Après les sans-dents, les sans-rien

jeudi 6 juillet 2017 , 28 : visites , par Hélène Dewaere

Sans blague, pour qui se prend-il ? Élu à la présidence par défaut
à peine un sixième des français -, Macron se croit-il autorisé, après s’être gaussé des ouvrières « illettrées » de l’usine Gad, des migrants comoriens et de leurs embarcations de fortune, des chômeurs à Lunel (avec sa « meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler »), se croit-il autorisé à étaler son arrogance de parvenu à l’égard des « gens qui ne sont rien » ? S’estime-t-il supérieur parce que les Rothschild l’ont laissé faire du lard en piochant dans leur pot de graisse et parce qu’il est cul et chemise avec le gratin du patronat ?
Il faut, nous ont dit avec un bel unisson les médias aussitôt chargés de mettre la crotte de chat sous le tapis, “replacer la phrase dans son contexte pour comprendre le monde que nous promet réellement le président”. Et de ressortir illico leur Macron pour les nuls.
Après les sans-dents de Hollande, voilà donc les sans-rien de Macron, pour fêter l’inauguration de la “Station F”, une Silicon Valley french touch, financée par le milliardaire Xavier Niel. Là où les actionnaires peuvent se faire du pognon, là est Macron. Et tant pis si une nouvelle bulle informatique leur claque encore une fois entre les pattes, comme tout le laisse prévoir.
Ôtées les couches d’une continence de campagne électorale auto-infligée, Macron pisse le mépris de classe, par giclées ici et là, mais on devine l’envie trop longtemps réfrénée de se lâcher. Le monde de Macron, c’est celui des actionnaires, des Bourses, le monde de ceux qui prennent tout, qui exploitent tout et font des gorges chaudes de ceux à qui ils ont tout pris.
HÉLÈNE DEWAERE

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