“Emmanuel Macron dit vouloir libérer le travail. Il a raison ! C’est vrai que le travail est emprisonné dans les injonctions de rentabilité et les logiques financières.” Les Économistes atterrés

Dossier
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Code du travail - Ordonnances Macron

Des ordonnances oui, mais contre l a finance !

samedi 1er juillet 2017 , 158 : visites , par Rémi

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté le 27 juin, jour de la rentrée parlementaire, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FOFSU- Solidaires-UNEF, contre les ordonnances Macron visant à casser le Code du travail. Les députés communistes étaient présents.

PAR RÉMI


Avant un congrès extraordinaire prévu pour 2018, les communistes sont invités à un immense, mais enthousiasmant, travail de réflexion, d’analyses, de propositions et de construction d’un Parti communiste du XXIème siècle. « Le PCF se doit de remettre en chantier une stratégie et des pratiques de conquêtes et de victoires durables pour la transformation sociale. Cela exige de [...] se réinventer pour être un Parti communiste du XXIème siècle à la hauteur de cet objectif, tout en travaillant à l’émergence d’une construction politique, à vocation majoritaire, de l’ensemble de la gauche de transformation sociale », explique la résolution de son Conseil national, qui a ouvert le processus pour engager de profondes transformations. « On est fier de vous », a lancé un syndicaliste à l’arrivée des élus communistes. « Avec ces deux groupes [le groupe GDR et le groupe FI - ndlr] et des personnalités comme ça [...] ils vont faire du bruit, on est sûrs d’être entendus là-dedans ! », précisait-il en montrant du doigt l’Assemblée Nationale. Le ton a été donné pour cette rentrée parlementaire. Il n’y aura pas d’état de grâce pour Macron et son gouvernement qui, eux, n’en ont voulu accorder aucun aux salariés en recourant à une procédure d’urgence et d’exception pour accélérer le démantèlement du Code du travail, déjà bien écorné par la loi El Khomri. à l’heure où ses lignes ont été écrites, la teneur exacte du texte n’était pas encore dévoilée, mais les tortillements cachotiers de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, en ont dit suffisamment sur les objectifs que se s’est fixés Emmanuel Macron : assouplir les salariés, rendre les licenciements plus faciles et donner aux patrons les mains libres pour tirer les salaires à la baisse... et les horaires à la hausse. Se faire voir et entendre face à un gouvernement qui « avance masqué et veut aller vite et fort », tel était l’objectif des syndicats qui s’opposent à cette loi « grands patrons ». Une première banderille dans le dos d’Emmanuel Macron qui veut, fort de son écrasante majorité parlementaire, assommer le monde du travail. Dès la veille du rassemblement, et dénonçant un dialogue social qu’elle juge « pipé d’avance », la CGT avait annoncé son intention de faire du 12 septembre « une journée d’action et de grève [...] dans toutes les entreprises et services  ». Présents également devant l’Assemblée, les fonctionnaires, déjà confrontés à des déclinaisons de la loi travail dans la fonction publique, s’inquiètent, en dépit de ses dénégations, des intentions du gouvernement.

Moins de 15% de la population
Emmanuel Macron n’avait certes pas caché ses objectifs durant sa campagne, même s’il s’était revélé évasif et sinueux sur la teneur des réformes, ayant trait au Code du travail, qu’il envisageait. Si cette posture de tactique électorale lui a permis d’assurer son élection et celle d’une majorité à ses ordres - renforcée si besoin était par LR -, il n’en reste pas moins qu’il ne représente que 15% de la population du pays, quand 70% des français et une majorité des syndicats s’étaient prononcés contre la loi El Khomri. Vent debout contre les “ordonnances scélérates”, les députés du groupe GDR, qui travaillent à une coordination avec les élus de la France insoumise afin de « construire un travail collectif entre [leurs] deux forces », seront bien évidemment partie prenante dans la riposte contre la casse programmée des acquis sociaux et du Code du travail. Une mobilisation qui devrait se poursuivre durant l’été pour aboutir à une « rentrée sociale particulièrement offensive ». Le Parti communiste, comme il l’a réaffirmé lors de son dernier Conseil national, s’engage « dans la bataille contre ces lois d’ordonnances et pour une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation afin de lutter efficacement contre le chômage. Pour contribuer à la mobilisation populaire la plus large possible, les communistes organiseront pendant toute la période estivale, partout en France, des initiatives publiques de la campagne “L’été ça n’est pas fait pour casser le Code du travail”, lancée le 1er juin. » Les prochaines semaines et prochains mois donneront le “la” du quinquennat Macron, qui devra compter - ou non - avec les forces mobilisées du camp du travail.


Ayant revêtu leurs écharpes tricolores, les députés communistes ont rejoint le rassemblement syndical qui s’est tenu mardi sur l’esplanade des Invalides.

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