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Assemblée Nationale

Les “notables” tiennent les cordons du pouvoir

jeudi 22 juin 2017 , 155 : visites , par LDA

Malgré une féminisation et un rajeunissement de sa composition, l’Assemblée Nationale demeure le pré carré des catégories sociales favorisées. L’arrivée des élus LREM reflète un “casting” élitiste assumé par Macron et son entourage.

Près de 430 nouveaux députés vont faire leur entrée au Palais Bourbon. Si l’on constate une féminisation des bancs de l’Hémicycle, la parité n’est pas cette fois encore au rendez-vous, avec 224 femmes et 353 hommes. La moyenne d’âge a, en revanche, baissé : 49 ans contre 54 ans en 2012. Mais le renouvellement est bien loin de pouvoir se dire représentatif des couches populaires ; seulement 30 employés et 16 agriculteurs. Les catégories aisées se taillent la part du lion. 54,4% des élus sont des cadres du privé, des patrons d’entreprises ou des professions libérales (soit 314 députés). Une proportion en hausse comparée à 2012, où 52,2% des députés étaient issus de ces milieux professionnels.
Parti de l’électorat bourgeois et citadin
Cette domination des couches les plus favorisées est particulièrement marquée au sein de la majorité obtenue par Emmanuel Macron. Le groupe LREM compte 60 cadres du privé, 20 personnes issues des professions libérales, 12 médecins et 28 chefs d’entreprises et industriels. Chercheurs au CNRS, Luc Rouban, auteur d’une étude récente, outre cette « absence de diversification sociale », s’est aussi intéressé aux diplômes obtenus par ces élus, qui correspondent traditionnellement à ceux de l’électorat bourgeois et citadin d’Emmanuel Macron : « la part prise par les études commerciales au sens large, en y incluant les formations marketing ou communication d’entreprise, est importante ». Députés de Paris, Stanislas Guerini et Benjamin Griveaux ont fait leurs études à la prestigieuse école de commerce HEC, avant de devenir respectivement, dirigeant d’entreprise et du lobbying Unibail-Rodamco, groupe européen d’immobilier commercial. L’entrepreneur Pacôme Rupin (7ème circonscription de Paris) est passé par les bancs de l’Essec. Et ainsi de suite... Les études de droit ont aussi la faveur de “ces gens-là”, comme les appelait Jacques Brel.


“Renouvellement” en trompe-l’oeil
Fils de notaire et avocat (Paris 6ème), avocat spécialisé dans le droit de la construction après des études à l’université parisienne Panthéon- Assas (2ème circonscription de la Vienne), etc. ce “casting” élitiste a été pleinement assumé par la direction de LREM puisque qu’une commission nationale d’investiture avait été chargée de passer au peigne fin les “CV” des candidats à la députation. Cette majorité gouvernementale, où s’ajoutent les élus des Républicains, loin de représenter les intérêts des couches populaires, salariés, privés d’emploi, retraités... n’aura donc aucun état d’âme à approuver les coups durs, que le gouvernement commence à sortir de sa besace, puisqu’ils vont dans le sens de leurs intérêts de classe. Une assemblée de notables et de favorisés qui, ne l’oublions pas, a été élue avec une abstention record, est-elle vraiment une image probante du pays ? Renouvellement en trompe-l’oeil - factive même - puisque le fond idéologique ultralibéral reste le même. Rappelons que, sur les 484 candidats présentés par le PCF aux élections législatives, 38% étaient employés, ouvriers ou techniciens ; 45% fonctionnaires ou retraités ; 40% exerçaient des responsabilités syndicales ; 40% moins de 50 ans et 70% n’ayant jamais exercé de mandat électif. Une idée du mandat représentatif qui n’est pas du goût d’Emmanuel Macron.

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