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Gouvernement Philippe : version 2.0

Une équipe nettoyée pour faire le sale boulot

jeudi 22 juin 2017 , 151 : visites , par Rémi

Le gouvernement “Philippe II”, après une grande lessive pour cause d’affaires, est une nouvelle version de la machine de guerre, conçue dès son élection par Macron, pour casser notre modèle social et renforcer la présidentialisation du pouvoir.

Ce ne sont pas les plâtres que le gouvernement Macron/Philippe essuie, mais les taches ! Ce qui devait être un réglage technique d’après législatives s’est transformé en crise politique avec les “affaires” qui éclaboussent le ministre de la justice, François Bayrou, qui devait piloter le projet de loi sur la moralisation de la vie publique (un Cahuzac bis en quelque sorte !) et qui ont déclenché, outre celle du Garde des Sceaux, les démissions/évictions de plusieurs autres ministres, dont la ministre des armées. La pire entrée en matière d’un gouvernement sous la Vème République.
Après Fillon, qui succédait à d’autres, on peut se demander jusqu’à quand le jeu de “pas vu/pas pris” va perdurer dans les plus hautes sphères de la République, où ceux-là même chargés de “moraliser”, à l’instar de Bayrou, ou de lutter lutter contre la fraude, comme Cahuzac, se révèlent être des personnages sans morale ni moralité. Et cela dans le même temps où l’on culpabilise nos concitoyens ; qui coûtent trop cher pour se soigner, ne travaillent pas assez ou seraient des fraudeurs en puissance, etc. Comme pendant la campagne de l’élection présidentielle, le débat politique s’en trouve esquivé, alors qu’avec le second gouvernement Philippe, « plus blanc que blanc », le pouvoir, fort d’une majorité à sa botte, est en ordre de bataille et que les premiers assauts ont été lancé avec la nouvelle loi, dite de sécurité intérieure, qui banalise en le renforçant l’état d’urgence et passe un nouveau coup de rabot sur les libertés publiques ; nouveau glissement vers l’autoritarisme.
Casse des départements par ordonnances ?
À partir du 4 juillet, commence la session extraordinaire du Parlement qui aura à l’ordre du jour le vote de la prolongation, jusqu’en novembre, de l’état d’urgence et, surtout, l’habilitation du gouvernement à prendre des ordonnances pour s’attaquer au Code du travail. De plus, d’inquiétantes informations ont été données cette semaine par le sénateur communiste Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne : « L’Élysée se livre à des consultations visant à préparer un projet d’ordonnance portant sur la fusion des trois départements de la Petite Couronne (92, 93, 94) avec la métropole du Grand Paris ». Information confirmée par Le Parisien, selon lequel « cette ordonnance pourrait être prise très vite, à l’automne ». Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron n’avait d’ailleurs pas caché qu’il voulait supprimer ces collectivités « là où les métropoles sont importantes, comme c’est le cas en Île-de-France. » Une fusion au sein d’une entité énorme, peut-être suivie par une série d’autres, qui, s’inquiète l’élu communiste, « gommerait et supprimerait les politiques publiques spécifiques à chaque département » et pousse plus avant la logique qui a présidé, durant le quinquennat Hollande, à la concentration des Régions. La nouvelle équipe gouvernementale est un bataillon d’assaut au service des intérêts de classe de la bourgeoisie antisociale et réactionnaire de notre pays.

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