“Emmanuel Macron dit vouloir libérer le travail. Il a raison ! C’est vrai que le travail est emprisonné dans les injonctions de rentabilité et les logiques financières.” Les Économistes atterrés

L'Humeur
  • Pas de miracle
  • 18 mai 2017,
    par Jean Lefevre
  • Macron est devenu une puissance, une planète, un aimant. Tous les cerveaux s’y rendent. Pieds et poings liés. Les cerveaux droits, les cerveaux gauches. C’est la fuite des cerveaux. Tous attirés par la lumière, ça ressemble un peu aux premiers temps du (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • Déformation et menace
  • 18 mai 2017
  • Jean-Luc Mélenchon a de bonnes lectures. Il lit CommunisteS. Invité de Bourdin sur BFM, le 10 mai dernier, il a montré notre journal (un numéro de (...)

  • Lire la suite
Accueil > L’hebdo > 2017 > Mai > N1443 > Le “ni-ni” de Macron : ni gauche... ni gauche...

Gouvernement

Le “ni-ni” de Macron : ni gauche... ni gauche...

jeudi 18 mai 2017 , 261 : visites , par Rémi

En nommant à Matignon un proche de Juppé, Emmanuel Macron, préoccupé aussi par des calculs tacticiens, lève le voile sur ses réelles intentions politiques. Les élections législatives doivent être la première occasion de contrecarrer ses plans.

En ayant nommé premier ministre un proche de Juppé, Emmanuel Macron, dans la partie de billard politicien à bandes multiples qu’il joue avec Les Républicains, a tombé le masque et indique comment, avec qui et pour qui il entend gouverner. Ayant pantouflé dans le privé, avant de passer par Areva, puis d’enfiler une casaque juppéiste, le député Édouard Philippe a voté contre les lois sur la transparence de la vie publique, s’est opposé aux différents textes sur l’égalité femmes-hommes, au tierspayant... palmarès d’un réactionnaire de la plus belle eau et torpille macroniste contre LR, que le nouveau président de la République s’efforce de lézarder en préalable à la « réunification libérale d’un genre nouveau » par laquelle il entend gouverner.

Débuts magiques ?
Et avec la nomination du nouveau gouvernement, chacun sait maintenant à quoi s’en tenir. La majorité parlementaire que le président réclame aux français-es lors des élections législatives aurait pour but de lui donner les mains libres pour engager, dès cet été, le laminage du Code du travail, des dépenses et des services publics, des budgets des collectivités locales... Les travailleurs et des millions de français ont tout à perdre à donner ce blanc seing au nouveau gouvernement. Ils ont au contraire besoin du plus grand nombre possible de députés issus des forces de gauche qui refusent la dérive libérale et autoritaire et, parmi eux, de beaucoup de députés communistes-Front de gauche pour s’opposer à une déferlante de reculs sociaux. Et Macron en a bien conscience : seule une minorité a mis un bulletin à son nom dans l’urne par adhésion à son projet. La visite, en début de semaine, à la chancelière allemande, « des débuts magiques » selon cette dernière, qui tempère illico que « la magie ne pourra durer que s’il y a des résultats », ne laisse, elle non plus, rien augurer de positif derrière les intentions affichées de réformes et de refondation de l’Europe.


Il n’a fallu que quelques jours...

Face à la sombre nuée qui annonce le violent orage néolibéral qu’Emmanuel Macron et son gouvernement s’apprêtent à faire fondre sur notre pays, les élections législatives sont une occasion de contrecarrer leurs projets. Rien n’est joué, tant les votes qui ont fait élire le candidat d’En Marche ! ont été hétérogènes. Pour preuve, le forcing et les petites manoeuvres coulissières à l’occasion des législatives pour asseoir une majorité absolue à l’Assemblée. Macron, qui se donne l’image du « renouveau  », utilise les mêmes recettes et les mêmes ingrédients qui ont permis, tout au long de la Vème République l’application de politiques de droite de plus en plus agressives. Il n’a fallu que quelques jours, quelques heures même, pour que les dents du jeune loup de la haute banque, limées le temps d’une campagne, ne repoussent. Les candidat-e-s PCF/Front de gauche à l’élection législative portent un autre projet, “La France en commun”, co-élaboré au terme d’une campagne nationale en 2016 qui a permis de rencontrer 400 000 personnes et le retour de plus de 60 000 questionnaires. Dans l’Aube, dominée par la droite, avec l’extrême droite en embuscade, leurs candidatures sont au service des milliers d’Aubois frappés par la casse industrielle, des retraités modestes, des jeunes en galère... candidatures non pas de témoignage, mais de combat et d’appui pour les luttes.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|