“Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.” Bertolt Brecht

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Culture sinon rien

jeudi 20 avril 2017 , 29 : visites , par Malicette

La culture n’est pas souvent évoquée dans la campagne électorale. Vous me direz que la lumière du soleil non plus. C’est pourtant elles qui dévoilent la beauté du monde. De même que buffets et tables que fabriquait mon grand père, on n’en souffle mot. Il sortait cela de ses outils artistiques, la gouge et la varlope. Pour apprendre, il avait fait son « tour de France ». Mon père faillit faire le sien, mais à vélo. Il ne rapporta, vainqueur, que des bouquets pour séduire maman. Quant à moi, j’ai bu le vin des chansons de ma grand-mère, histoire de communiquer avec son époque.
Tout est culture, le rabot, le vélo, Ferrat, Tino, le pinceau de Picasso, les stances de Rodrigue, l’art pariétal, la vénus de Lespugue et son gros ventre, et même ce salaud de Céline qui demandait qu’on s’engage dans la LVF. Et tout ça mis bout à bout, et même de bric et de broc, ça fabrique de la culture dans la tête et de la cohésion nationale dans le pays. Je n’oublie pas les artistes du monde entier qu’on n’aura pas le temps d’admirer avant de mourir, les 40 000 volumes de la grande salle de la médiathèque de Troyes que butinent les savants. Eux, font cohésion mondiale.
On espère que Mélenchon, homme de culture, fera bouger les lignes, mais sans un combat des artistes et des publics, on ne pourra pas changer la donne. Il faut promouvoir l’éducation populaire, les universités du peuple, un rabot d’une main, un livre de l’autre. Dans les quartiers, on aurait des rappeurs vraiment subversifs et des chanteurs engagés dans la bonne voie. Finis les comiques consensuels qui faisaient rire tout le monde à la fois. Les nantis ne rigoleraient plus. On construirait des écoles qui tiennent des siècles. Tout geste serait fondamentalement culturel puisque délivré du profit.
Le XXIème siècle sera culturel ou ne sera pas.

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