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Eau - assainissement

La commune de Romilly S/S à nouveau condamnée !

jeudi 6 avril 2017 , 325 : visites , par Rémi

Deux avenants signés en 2013 par le maire et Véolia ont été annulés par le tribunal administratif. L’aboutissement d’une action des conseillers municipaux communistes qui les estimaient contraires aux intérêts des usagers et de la commune.
Les accommodements du maire de Romilly-sur- Seine avec Véolia viennent, et pour la seconde fois, d’être rejetés par le Tribunal administratif. Après, en mars 2015, avoir invalidé les délibérations du Conseil municipal, il vient d’annuler les deux avenants qui avaient été conclus entre la Ville et le consortium privé de l’eau, qui tirait son épingle d’un jeu en eaux troubles au détriment des usagers. À l’époque, les conseillers municipaux communistes avaient dénoncé ces avenants stipulant, notamment, que la commune prenait à sa charge le remplacement de branchements en plomb pour un coût de plus de 500 000 euros. Des travaux qui auraient dû être faits par Véolia dans le cadre de son précédent marché... et que cette société n’avait pas omis de facturer !
Une “faute grave” du maire
Toujours prompt à faire sonner les trompettes médiatiques de sa renommée, Éric Vuillemin a gardé un très inhabituel mutisme, qui a conduit les conseillers municipaux communistes à tenir une conférence de presse, le 31 mars, où ils ont resitué la démarche qui avait été la leur depuis le début de ce dossier, avec pour fil conducteur la protection des intérêts des usagers de l’eau et de l’assainissement et de ceux de la commune. En 2013, le maire avait balayé d’un hautain revers de main les objections des élu-e-s communistes, se targuant d’être un « bon gestionnaire ». Un avis que n’a visiblement pas partagé la justice. Concernant les suites à venir des décisions où ils ont obtenu gain de cause, Pierre Mathieu et ses collègues entendent être vigilants et mettent en garde « le maire et sa majorité [qu’] il ne saurait être question pour [eux] d’envisager que la faute grave qu’ils ont commise [...] se traduise par un protocole financier qui viendrait enrichir indûment Véolia et pénaliser à nouveau les usagers qui ont déjà subi tant de hausses dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. » Depuis 2008, pour une consommation moyenne de 86m3 : augmentation annuelle de 95 euros.
Vigilance et pugnacité
Faute d’autant plus grave que les marchés initiaux de 2004, conclus avec la société Ruas, absorbée par Véolia, comportaient des dispositions permettant de contraindre le délégataire à remplir toutes ses obligations ; clauses que le maire s’est bien gardé d’activer, préférant engager les finances de la ville pour plusieurs centaines de milliers d’euros et sabrer de 33% les subventions aux associations, augmenter les tarifs de nombreux services municipaux, supprimer les classes de neige... et augmenter les impôts locaux. Ainsi, la taxe communale sur l’eau a bondi de 172% et celle sur l’assainissement de 78%. La vigilance et la pugnacité des élus communistes ont donc mis en échec le maire de Romilly, plus soucieux des intérêts de la multinationale Véolia que de ceux des romillons. Dès 2013, ils avaient lancé une pétition pour protester contre ces avenants qui avait recueilli plus de 500 signatures. Rappelons également, qu’en 2014 et à leur initiative, 105 familles du Nouveau Romilly ont été remboursées par Véolia d’une double facturation indûe de compteurs d’eau. Les conseillers municipaux du PCF demandent que les services, travaux et investissements de la période couvrant les avenants annulés soient chiffrés « en toute transparence », payés « sans prise de bénéfices » à Véolia, et la réunion du groupe de travail sur l’eau, créé suite à leur demande.

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