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Loi travail

Premier référendum... et première gifle

jeudi 6 avril 2017 , 297 : visites , par LDA

70,8% des agents électriciens ont refusé le premier accord sur le temps de travail soumis au vote pour tenter de contrer la non-signature du syndicat majoritaire, la CGT.
RTE, Réseau de transport d’électricité : 4 200 agents amenés à décider de l’organisation du temps de travail pour 2 000 d’entre eux... Soit imposer plus de flexibilité dans les horaires, avec des délais de prévenance raccourcis, une baisse de rémunération sur les heures travaillées en décalé par rapport à l’organisation habituelle et la fin du volontariat pour les deux mille salariés des équipes de terrain. Voilà, en substance, ce qur quoi tous les agents de l’établissement maintenance de RTE devaient se prononcer par référendum. Qu’ils aient ou non connaissance du travail réel et des conditions d’intervention des agents concernés. La consultation a été organisée pendant toute la semaine dernière par voie électronique pour contrer la non-signature de l’accord par la CGT, syndicat majoritaire avec 58,4% des voix aux élections professionnelles. Car depuis le 1er janvier, les règles du jeu ont changé concernant les accords sur le temps de travail. Un syndicat majoritaire refuse de signer un accord régressif préconisé par la direction : la loi El Khomri donne à cette dernière une seconde chance de le faire appliquer.
En effet, avec cette loi scélérate, des syndicats minoritaires, représentant au moins 30% des voix, prêts à signer le texte, peuvent organiser une consultation directe auprès des salariés. Si ceux-ci décident à plus de 50% de voter l’accord, ce dernier entrera en vigueur. Fortes de ces nouvelles dispositions, la CFDT et la CFE-CGC ont tenté le coup chez RTE et ont subi un véritable camouflet. Avec une forte paticipation de 76,3%, les électriciens ont rejetté le mauvais coup en préparation à 70,8%. Il n’y avait pas photo. Une opposition nette en accord avec la mobilisation des agents des équipes opérationnelles durant le second semestre 2016, alors que la direction essayait de négocier le texte. Ce référendum a permis également de pointer une faille de plus dans la loi travail. Lors de l’organisation du référendum, seuls la direction de l’entreprise et les syndicats signataires établissent le protocole électoral. Dans le cas de RTE, cela a permis à l’employeur d’élaborer en toute quiétude sa stratégie pour diffuser sa propagande en faveur de l’accord, et même d’organiser des réunions dans toutes les équipes de l’établissement. Dans un contexte plus difficile, où une direction peut avoir recours au chantage à l’emploi, une communication aussi univoque ne peut qu’influencer en faveur d’un vote majoritaire pro-direction. « L’an dernier, pour désamorcer notre mobilisation pendant les manifestations contre la loi El Khomri, la direction nous assurait que nous n’étions pas concernés en raison de notre statut particulier d’IEG (industrie électrique et gazière). On voit bien aujourd’hui que cela est faux », a fait observer un responsable CGT. Mais malgré son échec, la direction ne cache pas son intention de revenir à la charge en fin d’année.


Les électriciens et gaziers se sont fortement mobilisés en 2016 contre la loi EL Khomri. Notre photo : le blocage de la centrale de Nogent.

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