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Élection présidentielle

Droite, FN : tous les bonheurs promis au medef

jeudi 30 mars 2017 , 305 : visites , par Rémi

Le Medef a auditionné cette semaine Fillon, Macron et Le Pen. Une fois ôtés les cosmétiques, les candidats de la droite et du FN sont sur la même ligne : aggraver la casse sociale pour augmenter les profits des actionnaires.
Mieux vaut prévenir que guérir. Le Medef, qui a été particulièrement bien servi tout au long du quinquennat scélérat de François Hollande, a auditionné cette semaine Fillon, Macron et Le Pen. Au fil des meetings et des prestations télévisuelles, ces derniers ont déjà annoncé la teneur de leurs programmes, mais l’organisation patronale, préfèrant tenir plutôt que courir, veut s’assurer de l’entière compatibilité avec son logiciel de destruction sociale, comme en témoignent les négociations en cours sur l’assurance-chômage. Que la candidate d’extrême-droite ait été l’objet des délicates attentions de Gattaz, ne surprendra pas. Gros industriels et banquiers ont, par le passé, prouvé leurs capacités d’adaptation et d’allégeance à l’égard de l’extrême droite.
Macron porte-parole du Medef

Récemment, un dirigeant du premier cimentier mondial, LafargeHolcim, après avoir traficoté avec Daesh et s’être proposé d’ériger le mur de Trump sur la frontière avec le Mexique, faisait son tartuffe en déclarant : « nous ne faisons pas de politique ! » Le raout de Gattaz prouve évidemment le contraire. Sur une partition déjà écrite par le syndicat patronal, les trois candidats ont poussé la chansonnette. Les tympans de Sophie de Menton, la présidente de l’organisation patronale de lobbying, Ethic, ont vibré d’aise à l’écoute de Macron. « Vous allez dans le bon sens », a-t-elle complimenté, se disant « enchantée  ». Àmots à peine couverts, Macron, qui estime qu’« il faut changer le système syndical qui bloque », a promis d’être leur porte-parole à travers ses projets de loi, notamment « la réforme du Code du travail préparée par Combrexelle et Badinter » dont « les textes sont prêts. » Si une poignée de patrons s’est esquivée à l’arrivée de Marine Le Pen, l’ambiance s’est vite décrispée. Certes, le retour au franc fait grincer des dents, mais les manigances de l’extrême droite ont redonné le sourire à ceux qui mendigotent en faisant pleurer sur leurs marges.

Fillon met les patrons en transes
Ainsi l’un d’eux s’est plaint d’avoir subi deux « chocs de ‘décompétitivité’ » en 35 ans, inventant pour traduire son triste sort un mot nouveau  : décompétitivité. Lesquels ? La retraite à 60 ans et les 35 heures, pardi ! En 36, la décompétitivité, s’était les congés payés et l’augmentation des salaires ; puis vint la Sécu du communiste Ambroise Croizat et, en 68, les acquis de Grenelle.On connaît la chanson. La fille Le Pen a été très applaudie lorsqu’elle a entonné l’air de la baisse de l’impôt sur les sociétés puis celui de la transformation du CICE en baisse de « charges ». Fillon a fait péter l’applaudimètre. Avec sa « baisse massive des charges », moins d’État et donc un dégraissage de la « bureaucratie », avec la suppression préconisée de 500 000 postes de fonctionnaires, il a mis l’auditoire en transes. En résumé, si, entre les trois auditionnés, des différences anecdotiques existent quant à la méthode, ils s’accordent sur le fond. Poursuite et aggravation des mesures d’austérité, casse sociale et des acquis, le tout en pleine harmonie avec les directives patronales. Fillon, en fin de prestation, a invité les patrons à se mobiliser. Face à ces oiseaux de mauvais augure, dont on ne pourra pas dire qu’on ignorait ce qu’ils tramaient, le camp des salariés, des familles modestes, etc., doit se mobiliser ; à la présidentielle pour Mélenchon et aux législatives pour les candidat-e-s PCF.

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