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Un grand service public ferroviaire

Un enjeu au coeur des prochaines élections

jeudi 30 mars 2017 , 245 : visites , par LDA

Un service public ferroviaire de qualité est indispensable pour répondre aux défis d’aménagement des territoires, environnementaux et de développement économique.
Un sujet au coeur des élections présidentielle et législatives. Les Français ne sont pas (ou peu) informés, et pourtant, depuis le 1er juillet 2015, en application de la loi du 4 août 2014, la SNCF, Société nationale des chemins de fer français, n’existe plus. C’est un groupe scindé en trois entreprises, et plus de mille filiales, qui en a pris la place. Il s’agit là d’une des plus grandes escroqueries du quinquennat qui s’achève. À l’époque, le secrétaire d’État, Frédéric Cuvillier, avait prétendu que sa réforme ne changerait rien. Il fustigeait même les cheminots, les accusant de se mobiliser dans des actions “incompréhensibles” et “inutiles”. À l’Assemblée Nationale, il avait expliqué que cette loi allait régler tous les problèmes du ferroviaire dans notre pays. Deux ans après, qu’en est-il ? L’organisation du système ferroviaire, éclatée en trois entités, a largement complexifié son fonctionnement et dégradé la qualité du service. La régularité, comme la sécurité, ne se sont pas améliorées, bien au contraire. Gilles Savary, le député rapporteur de la loi, reconnaît lui-même aujourd’hui que le saut qualitatif mis en avant pour faire voter la loi est très loin d’être au rendez-vous. De plus, contrairement à ce qui a été dit par le gouvernement, l’obligation d’éclatement en plusieurs entreprises, ne figure pas du tout dans le dernier “paquet ferroviaire” adopté par le Parlement européen. Une séparation incompréhensible quand on regarde, par exemple, du côté de l’Espagne, qui a dissocié, il y a plus de vingt ans, la gestion des infrastructures et leur exploitation, et qui travaille aujourd’hui à une réunification de son système ferroviaire pour en améliorer la qualité ainsi que la sécurité. Au moment du vote sur la réforme du système ferroviaire, André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale, avait vu juste en estimant que : « le seul but est de disloquer les entreprises publiques historiques, de garantir le libre accès au réseau ferroviaire et de mettre en concurrence des entreprises privées, sur fond de dumping social. »
S’il s’était trouvé plus de députés communistes sur les bancs de l’Assemblée à l’époque, voyons bien que la situation serait aujourd’hui fort différente. Après, en 2015, le « Manifeste pour un grand service public ferroviaire d’avenir », le Parti communiste a engagé une vaste campagne nationale intitulée « Nos gares, nos lignes, nos trains ». C’est un nouveau point d’appui visant à mettre en échec les fossoyeurs du service public. Le PCF y propose des mesures : un bilan des trois premiers “paquets ferroviaires” ; l’entretien et l’extension du réseau ferroviaire financés par l’État ; un haut niveau social pour les cheminots ; une coopération au niveau européen pour développer le rail ; la réunification au sein d’une entreprise publique unique ; la généralisation à toutes les régions du ‘versement transport’ et son application à toutes les entreprises...


Il est important, à l’Assemblée nationale, là où se font les lois, de
pouvoir compter sur un maximum d’élu-e-s PCF / Front de gauche.

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