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VIème République

Changer de république et changer la politique

mercredi 22 mars 2017 , 259 : visites , par LDA

Avec sa forte participation, le rendez-vous du 18 mars à Paris, a confirmé un courant profond depuis le précédent rendez-vous en 2012 à la Bastille. Une montée en puissance de l’exigence d’une VIème République sociale, démocratique et écologiste.
La Vème République est en surchauffe. La campagne de l’élection présidentielle, avec ses rebondissements en cascade ; jet de l’éponge par François Hollande, élimination nette et sans bavure des Sarkozy, Juppé et Valls, feuilleton toxique, occultant le débat sur les programmes, des « gamelles » de Fillon et de Marine Le Pen, la Vème République se décompose, refoulant les miasmes des cadavres dans les placards d’une caste de gouvernants et de ceux qui tirent en sous-main les ficelles du pouvoir. Alors que l’élection présidentielle est le vote qui mobilise le plus les français, des enquêtes, certes à prendre avec prudence, prédisent une forte abstention. Une donnée qui, ajoutée à d’autres, confirme un ras-le-bol des électeurs grandissant ces derniers mois.
État de délabrement
Outre une rupture entre les dirigeants et l’argent, trop de promesses trahies conduisent les électeurs à se détourner des urnes. La crédibilité de l’action politique est entamée par plusieurs décennies de dérives monarchiques au service du capital. Du coup, beaucoup parlent de changement de régime. Mais une question reste essentielle : comment changer de régime de façon à en faire une réelle refondation sociale et démocratique ? Derrière cette « VIème », de nombreux contenus sont proposés, y compris par Macron et Hamon. Mais la marche réussie de samedi dernier montre, qu’au sein de la gauche anti-austéritaire, l’aspiration à une république sociale, démocratique et écologiste est bien réelle et profonde. Contestée depuis sa fondation, la Vème République a toujours cherché, et trouvé, des parades en cas de crise. Pour autant, elle semble cette fois-ci dans un tel état de délabrement que sa première raison d’être (stabilité des institutions organisées autour du pouvoir présidentiel, bipartisme assuré par le mode de scrutin majoritaire aux législatives, etc.), semble cette fois menacée, et quelque soit le cas de figure.


Le peuple à l’Assemblée Nationale !
Il est urgent d’en finir avec une pratique de la politique qui met à distance les citoyens de tous les grands choix qui déterminent leur avenir. Il faut en finir avec les pouvoirs exorbitants du président de la République et avec une Assemblée Nationale qui n’est pas représentative de la société. Seulement 3% d’ouvriers et d’employés, alors que patrons et professions libérales y sont surreprésentés. 282 députés ont plus de 60 ans et l’assemblée ne compte que 22% de femmes. Vraiment, il est temps que le peuple entre à l’Assemblée Nationale ! C’est dans cet esprit que le PCF préconise une stricte limitation du cumul et du renouvellement des mandats et de mettre en place un statut de l’élu-e pour permettre aux salarié-e-s de pouvoir exercer un mandat, avec un retour à l’emploi dans une continuité de revenus et de droits. Les communistes militent aussi pour l’instauration de la proportionnelle intégrale à toutes les élections avec obligation de parité. Quelques propositions, il y en a d’autres, pour alimenter un processus constituant qui, au terme d’un débat citoyen national, débouchera sur un nouveau projet constitutionnel soumis à référendum. La VIème République que nous voulons appelle une Constitution fondée sur une démocratie plus participative dans une France émancipée des diktats de la finance.

Avec les nouvelles révélations concernant l’ex-ministre Bruno Le
Roux, l’atmosphère de la campagne est devenue irrespirable.

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