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Politique

Citoyens, mêlez-vous des élections !

jeudi 16 mars 2017 , 227 : visites , par LDA

Plus nos concitoyens s’engageront dans les actuelles campagnes électorales pour orienter les débats autour des moyens d’améliorer leurs vies, plus s’éloigneront les risques aux conséquences inconnues que fait encourir la crise de régime.
Des milliers de militants dans les quartiers, les villages et les entreprises le font déjà. Ils attendent d’indispensables renforts. L’heure est grave tant la loi de l’argent corrompt, pourrit tout. Le moment est inquiétant avec “l’appel au peuple” des candidats de droite et d’extrême-droite contre les juges et les journalistes, sans lesquels ne peut imaginer de démocratie. On entreaperçoit mieux aujourd’hui ce qui pourrait se passer s’ils étaient élus. Serait venu le temps des chasses aux sorcières et des restrictions de libertés. Ce n’est pas une chimère  ! Ce phénomène est déjà à l’oeuvre dans les pays gouvernés par Trump, Poutine ou Erdogan. Dans certains pays européens, des présidents s’arrogent tous les pouvoirs “au nom du peuple”, régentent les médias, purgent la justice, mettent à leur botte les cours constitutionnelles, suppriment tous les organismes de contrôle indépendants, mettent leur parlement au pas et réduisent l’activité des partis politiques, à l’exception de celui qu’ils se sont taillé sur mesure. Ces tendances trop sous-estimées s’invitent en France à pas de loup. Avant la désignation de Fillon, des candidats de droite ne proposaient-ils pas de gouverner durant l’été par ordonnance ? Pendant que se déroule l’actuel triste spectacle politicien, les institutions européennes et le FMI gardent les rênes fermement en main.
Au risque de laisser le pire...

Ne viennent-ils pas d’imposer un nouveau programme de coupes sombres à une Grèce exsangue ? Et la Commission européenne n’a-t-elle pas expédié ses fameuses recommandations sur la politique à mener durant le prochain quinquennat ? C’est la démocratie qu’on viole ! C’est la République qu’on poignarde ! Les puissances d’argent y ont intérêt pour imposer leur suprématie dans le monde post-démocratique qu’elles appellent de leurs voeux, miné par les concurrences et les divisions, sous la permanente menace de tensions et de guerres. Les résultats des dernières élections régionales disaient déjà beaucoup du paysage en cours de maturation avec, notamment, l’éjection de toutes les forces de gauche dans les assemblées de deux grandes régions de tradition progressiste, la montée de l’extrême droite sous l’effet des déceptions politiques, de la vie de plus en plus dure et de jeux politiciens inexcusables. Dans ce paysage ravagé, la promotion d’Emmanuel Macron, costumé en « homme providentiel », fait office de voiture balai de la décomposition politique au service des milieux d’affaires qui le portent avec une partie importante de la droite et ceux qui, au pouvoir, utilisent l’étiquette de gauche pour mener des politiques dictées à la Bourse. Mission impossible avait estimé en son temps Jacques Delors ; à portée de main pensent aujourd’hui ses héritiers, en phagocytant la gauche et en enterrant le Parti socialiste au profit d’un vague Parti démocrate. Comment ne pas y voir un holdup démocratique mené par la grâce d’un affaissement dramatique du débat public ? Sa candidature aux atours novateurs est celle d’une pédagogie efficace du renoncement à l’alternative transformatrice. Elle ne peut réussir qu’au prix de futures désillusions, dont l’extrême droite récoltera encore plus les fruits pourris. La cinquième République se meurt dans le chaos social et politique. Il est temps d’en finir avec ces institutions en voie de décomposition, au risque de laisser le pire en tirer parti.


Les citoyens eux-mêmes doivent s’emparer des débats, les susciter et les alimenter, aidés et stimulés par les forces politiques et sociales porteuses de progrès.

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