“Nous vivons une période où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.” Pierre Laurent

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Législatives : le sens de leur engagement

TRAVAILLER TOUTE UNE VIE... ET GALÉRER ENSUITE

jeudi 16 mars 2017 , 124 : visites



2ème circonscription Aix-en-othe, Bar-sur-Seine, Chaource, Troyes... Gisèle Malaval ex-professeure de lettres
Vendredi 10 mars, dans le cadre de la campagne des législatives, marché de Bar-sur-Seine, de 10 h 30 à midi : très peu de monde - pourtant, il ne pleut pas sur le marché extérieur ; plus de monde sous la halle, c’est le marché alimentaire, mais peu de gens des classes « populaires ». Il faut payer en espèces et, quand on a peu d’argent, on fait ses courses dans les supermarchés qui prennent la carte de crédit. L’aprèsmidi porte à porte dans une zone pavillonnaire : quasiment toutes les personnes rencontrées témoignent de leurs difficultés à vivre avec leur faible salaire ou leur maigre pension malgré toute une vie de travail ; un témoignage, entre autres : celui d’un ouvrier qui a « la chance », ce sont ses termes, de toucher un supplément de retraite à cause d’un accident de travail qui l’a gravement mutilé.
Pour mettre fin à la précarisation insupportable de celles et ceux qui ne vivent que des revenus de leur travail, les députés PCF proposeront, entre autres, trois mesures :
1- Une revalorisation des minima sociaux, des retraites (pas moins de 75% du SMIC revalorisé) et une augmentation immédiate des salaires (23% pour le SMIC qui sera fixé à 1 800 euros brut et 1 700 euros net à la fin du quinquennat). Revaloriser les salaires, c’est possible ? Mais oui ! Les entreprises ont reçu beaucoup d’argent de l’État, sous forme d’exonérations fiscales, d’exonérations de cotisations sociales pour les bas salaires, largement responsables de la “smicardisation”, CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) et ses 40 milliards d’euros d’exonérations fiscales sans aucune contrepartie - le nombre d’emplois créés par cette mesure est dérisoire. Nous proposons de supprimer ces aides qui alimentent surtout les circuits financiers et les profits des actionnaires et d’instaurer un autre crédit pour soutenir les entreprises de nos territoires et engager un renouveau industriel. Et de l’argent, les entreprises en ont, surtout les grandes évidemment, puisque l’évasion fiscale, avec la complicité de grandes banques, prive l’État de 60 à 80 milliards de recettes.
2 - La suppression immédiate de la TVA sur les produits de première nécessité (pain, eau, lait…). La TVA , impôt indirect, représente 48% des recettes de l’État et tous les citoyens, même les plus pauvres, paient cet impôt, ce qui en fait l’impôt le plus injuste.
3 - L’interdiction des coupures d’énergie et d’eau et des expulsions locatives pour cause de précarité.

La politique économique libérale a fait la part belle au capital au détriment de celles et ceux qui créent la richesse par leur travail. Nous voulons inverser ce processus pour arriver à une justice sociale et fiscale. C’est trop demander ?

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