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8 mars : Journée internationale des droits des femmes

égalité, liberté, respect !

mercredi 8 mars 2017 , 201 : visites , par Gisèle Malaval

Le 8 mars, nous étions dans la rue pour exiger l’égalité professionnelle, la constitutionnalisation du droit à l’IVG, plus de moyens pour mettre un terme aux violences faites aux femmes, et un égal accès aux pouvoirs et aux responsabilités.
L’actualité immédiate est là pour nous rappeler que le combat des femmes pour le respect c’est tous les jours de l’année : le dénouement judiciaire pour D. Baupin, concernant des affaires de harcèlement et d’agression sexuels : sauvé par le gong de la prescription ; la maison Saint-Laurent mise en cause pour des publicités montrant des mannequins dénutries dans des positions avilissantes. Dans les deux cas, les femmes sont considérées, à travers leur activité professionnelle, comme des objets en libre-service, et cela n’est censé choquer personne puisque celui qui se sert est un homme…
De plus, les nombres, peu variant d’année en année, de femmes assassinées par leur conjoint (119 cas médiatisés en 2016), de femmes violentées par leur conjoint (216 000) sont-ils encore supportables ? Les inégalités salariales entre femmes et hommes (26% en moyenne), qui entraînent de faibles pensions de retraite, les inégalités professionnelles qui limitent le déroulement de carrière sont-elles encore supportables  ? Les menaces qui planent régulièrement sur le droit à l’avortement, c’est-à-dire sur le droit à disposer de son corps, en Europe mais aussi en France, sont-elles encore supportables  ? Des lois existent contre les violences conjugales, contre le harcèlement sexuel, contre les inégalités salariales et professionnelles. Des lois existent pour le droit à la contraception et à l’IVG. Le problème est de se donner les moyens de les faire respecter.
Changer la vie quotidienne des femmes
Or, que voit-on à ce sujet dans les programmes libéraux de F. Fillon et de M. Le Pen ? Sans le remettre en cause formellement, F. Fillon ne fait pas du droit à l’IVG un droit fondamental, en raison de ses convictions religieuses personnelles. Pour le FN, les femmes doivent avoir la “liberté” de rester chez elles et doivent avoir le “droit” de ne pas avorter : en d’autres termes les femmes, qui en France sont plus diplômées que les hommes, doivent retourner à la maison pour laisser les postes de travail aux hommes, régler ainsi le problème du chômage et faire des enfants pour la Nation… Le rêve de la Femme Moderne !
Les député-e-s communistes qui seront élu-e-s ou réélu-e-s, proposeront des mesures pour changer la vie quotidienne des femmes : création d’un ministère pour garantir l’égalité professionnelle et la parité à tous les échelons, vote d’une loi-cadre pour mettre fin aux violences contre les femmes, inscription du droit à l’IVG dans la Constitution pour qu’il ne puisse plus être remis en cause, revalorisation des métiers féminisés et réelle mixité des métiers et rattrapage immédiat de tous les salaires et de toutes les retraites des femmes. Si l’égalité salariale est réalisée la croissance économique française bénéficierait, nous dit l’OCDE, d’une augmentation de 9,4% d’ici à 2020 - le taux de croissance en 2016 était de 1,2 -, ce qui solutionnerait, par exemple, le problème du déficit de la branche vieillesse de la Sécurité Sociale.
Face au risque immense de l’arrivée au pouvoir de partis réactionnaires qui n’hésiteront pas à sacrifier sur l’autel des « économies nécessaires  » les droits des femmes, la division de la gauche est mortifère, et n’espérons pas, dans ce cas, mettre en oeuvre quelque mesure que ce soit ! Seul le rassemblement pour une majorité gouvernementale de gauche antilibérale permettra cette transformation sociale !


Pour les militantes communistes, la journée du 8 mars a été l’occasion de dire avec force que les femmes ont tout à redouter d’une division de la gauche, car l’arrivée de la droite ou de l’extrême-droite ouvrirait la voie à une régression de leurs droits.

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