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États-Unis - Gouvernement Trump

Les renards sont entrés dans le poulailler

jeudi 2 février 2017 , 340 : visites , par Rémi

Si, aux USA, la résistance citoyenne s’organise déjà contre les premières mesures de Trump et de sa clique d’hyper-friqués, avec de plus en plus d’appels à une destitution, reste à savoir quel prix aura à payer le peuple américain.
50 milliards de dollars : c’est la fortune cumulée de Donald Trump et de neuf membres de son gouvernement, le plus friqué de l’histoire des États-Unis. L’oligarchie règne en maître à la Maison-Blanche. Et s’il n’y avait que cela ! Ils ont été triés sur le volet. Milliardaires... et partisans de “l’Amérique d’abord”, fréquemment issus du sérail de la banque responsable de la crise mondiale de 2008, Goldman Sachs (comme Steven Bannon, “stratège en chef”, Steve Mnuchin, secrétaire au Trésor et Gary Cohn, conseiller économique), mais aussi réactionnaires, racistes et hostiles aux salariés. Carl Icahn, dont la fortune s’élève à 16 milliards, a vu le cours de l’action de son entreprise bondir de 20% depuis qu’il a été nommé conseiller spécial de Trump. Quant à Betsy DeVos, la secrétaire d’État à l’éducation (fortune 5,4 milliards de dollars), elle a annoncé vouloir « réformer le système scolaire américain » en supprimant « la bureaucratie qui handicape [les] enfants. » Vieux discours du “quand on veut noyer son chien...”, entonné par cette ultraconservatrice libérale hostile à l’école publique. Les renards “argentés” sont dans le poulailler. Une ploutocratie dont le pedigree et la fortune sont une gifle au tiers le plus pauvre des États-Unis ; 109 millions d’américains qui possèdent seulement un quart de la fortune totale (50 milliards de dollars) de la garde rapprochée de Trump.
Le “conseil d’administration” de Trump
Vulgaire, arrogant, raciste, misogyne... celui qui s’était proclamé le héraut des « oubliés » de l’Amérique blanche et rurale, frappés par la crise, avait attisé la colère des déshérités en la canalisant vers les immigrés et les minorités, ou contre la Chine, concurrente supposée déloyale où les patrons américains ont massivement délocalisé usines et emplois, s’est préoccupé, une fois élu, de ses intérêts et de ceux de sa caste. 20 janvier, jour de son investiture, décret contre l’assurance-santé « Obamacare », premier pas vers son abrogation annoncée. Deux jours plus tard, décret interdisant les subventions publiques aux ONG qui défendent l’avortement. Autre décret gelant les embauches de fonctionnaires sauf pour les militaires, un oubli ? - qui fait suite à son annonce de « curer le marigot » en réduisant le nombre et le statut des fonctionnaires. Relance de deux oléoducs, bloqués par Obama au nom de la lutte contre le changement climatique, et jugés par ce dernier comme ne présentant pas d’intérêts vitaux pour le pays. Lancement d’un mur « anti-immigration » sur la frontière avec le Mexique, puis décret « anti-musulman » qui interdit l’accès au territoire US aux ressortissants de sept pays du Proche-Orient et de l’Afrique. À cet égard, l’attitude d’Air France qui collabore à cette politique raciste en empêchant les personnes originaires d’un des sept pays listés dans le décret d’embarquer dans ses avions, est une honte et le gouvernement (actionnaire à plus de 17%) doit intervenir pour y mettre un terme. Ces jours derniers, certains médias ont fait des gorges chaudes de l’amateurisme, voire de « l’ignorance crasse » de l’entourage de Trump, qualifié de « conseil d’administration » et dont “l’actionnaire”-ministre du Travail, Andrew Puzder (patron d’un groupe de fast-food), est entré en guerre contre toute augmentation de salaires, « frein au développement », dit-il sur l’air chantonné par Gattaz en France. En revanche, la fiscalité des entreprises est appelée à fondre comme neige dans un paradis fiscal. L’argent-roi trône à Washington.

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