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Nous vous souhaitons une “France en commun” !

mercredi 25 janvier 2017 , 265 : visites , par LDA

L’occasion pour le secrétaire départemental de présenter aux participants « La France en commun » qui sera la contribution du PCF pour l’élection présidentielle et les élections législatives, et de faire un point sur la situation politique.

Notre pays vaut mieux que cela
Propositions réalistes et précises, « La France en commun » propose un choix de société. Ce choix, on veut à nouveau en priver notre peuple. Jean-Pierre Cornevin a expliqué comment la grande lessiveuse du système de marketing présidentiel tourne à plein régime. Essorés, les deux premiers favoris, Sarkozy et Hollande ? Qu’à cela ne tienne ! Ils ont déjà leur tiercé alternatif : Fillon, le premier ministre du premier, Macron, le ministre de l’économie du second, et la fille Le Pen, pour la septième participation de la famille à une présidentielle depuis 1981. Tout change... pour que rien ne change. La machine à confisquer le débat pour que la France reste, coûte que coûte, sur les rails du libéralisme a plusieurs programmes de rechange. Mais, nous en sommes convaincus, notre pays vaut mieux que cela. La vérité, c’est qu’une majorité de notre peuple continue de souhaiter une issue progressiste à la crise actuelle ; issue de progrès social, écologique et démocratique. Il la cherche, certes, dans la confusion politique créée par le discrédit du pouvoir Hollande-Valls et confronté à l’instrumentalisation récente et démagogique des peurs, mais il y aspire bel et bien. Paix, lutte contre la finance et nouvelle ambition de progrès social, voilà comment nous envisageons « La France en commun ». Il faut qu’avec l’élection présidentielle, puis avec les élections législatives, un pas soit fait dans ce sens. Des masques à arracher Le milliardaire Trump serait, paraît-il, le nouveau modèle à suivre pour protéger nos industries. La fille Le Pen n’en finit pas de s’extasier. Il y a des impostures à dévoiler, des masques à arracher ! Trump a tout simplement promis aux multinationales américaines une baisse de 35% à 15% du taux de l’impôt sur les sociétés ! Cet argent, les ouvriers américains n’en verront pas la couleur. Quant aux actionnaires, ils peuvent compter sur leurs alliés de l’administration Trump, car les milliardaires sont entrés à la Maison Blanche. Communistes, progressistes et humanistes du monde entier ont donc du pain sur la planche. La luttes des classes n’a jamais été autant d’actualité. Selon un rapport publié par l’association Oxfam, huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité. La France n’échappe pas à cet accroissement des inégalités, comme l’atteste une autre étude convergeant avec les conclusions d’Oxfam. Celle de l’Observatoire des inégalités qui a constaté que le niveau de vie mensuel médian des plus riches a augmenté de 272 euros de 2003 à 2014, alors que celui des plus pauvres a diminué de 31 euros. En France, 21 milliardaires possèdent autant que les 40% les plus pauvres de la population de notre pays. Il n’y a donc pas, chez nous, d’exception. Le phénomène de concentration et d’accaparement des richesses est aussi actif dans notre pays.
Pris la main dans le sac
Les politiques de droite, ainsi que les coalitions “rosâtres”, qui ont conduit la politique gouvernementale depuis 2012 n’y sont pas pour rien. Exonérations fiscales et de cotisations sociales, distribution d’argent public, déconstruction des droits des salariés, etc., l’artillerie lourde antisociale et régressive pilonne sans discontinuer. Et il faudrait aggraver encore cette politique en choisissant entre l’ultra libéral Fillon, le social libéral Macron ou la nationale libérale Le Pen, qui prétend défendre “la veuve et l’orphelin”, mais qui désigne un seul ennemi, le “refugié”, “l’assisté”, alors qu’avec le scandale, notamment, des Panama Papers, ceux qui affament le monde sont pris la main dans le sac. Voilà le modèle de Le Pen, la vérité de son programme : dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu’elle répend haine et divisions, la finance et les gros actionnaires prospèrent. Jean-Pierre Cornevin a rappelé le choix des communistes, qui ont décidé d’appeler à voter pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon : « Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. Mais aucun des candidats en présence ne nous a aidés à y parvenir, chacun espérant - sacré démon de la présidentielle ! - dépasser la difficulté dans sa rencontre avec le peuple. Le Parti Communiste Français a pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire. » Il avait également à ses côtés Marie Gatard Lafond, Gisèle Malaval et Arnaud Pacot, les candidats aux élections législatives qui portent « la farouche volonté que se rassemblent l’ensemble des forces sociales et politiques anti austérité, afin quelles représentent en juin prochain, une alternative crédible pour toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus de cette politique qui appauvrit le plus grand nombre aux profits des plus riches », a-t-il déclaré, avant de conclure son intervention : « Notre parti agit pour l’intérêt du pays, l’intérêt général, parce que c’est un parti où ses adhérentes et ses adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n’a aucune chance de se mettre au service exclusif d’une ambition personnelle. Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel. Notre parti a fait preuve d’une maturité, d’une honnêteté, d’une intelligence collective aujourd’hui hélas peu courante dans le monde politique. Voilà pourquoi nous sommes fiers de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt, ses cent printemps. »

 

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