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Bilan d’un quinquennat

Hollande, Valls : leur amie, c’est la finance

jeudi 29 décembre 2016 , 350 : visites , par Rémi

François Hollande et Manuel Valls n’ont eu de cesse d’être aux petits soins pour les patrons. Valls, candidat à la primaire socialiste, veut se redonner une virginité de gauche. Ses actes, comme chef de l’exécutif, démontrent tout le contraire.

Cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Bien qu’ils ne se soient pas rencontrés durant la campagne de 2012, Laurence Parisot, présidente à l’époque du Medef, n’avait épargné ni sa salive, ni l’encre des journalistes de son sérail pour faire savoir que Hollande ne serait finalement pas si mal. Pas de rencontre au sommet mais de discrètes prises de langue avec l’IUMM (fédération patronale de la métallurgie), présidée par Frédéric Saint Geours (qui officia un temps au cabinet d’Henri Emmanuelli), avec l’AFEP, l’association française des grandes entreprises privées, présidée par Maurice Lévy (dîner « dans une discrétion absolue », selon le magazine Challenges). Conciliabules aussi entre Bartolone et des barons duMedef : Hollande faisait ses gammes.
Prix d’excellence du patronat
La CGPME, CroissancePlus, une « association de réseau et d’influence pour entrepreneurs », ainsi qu’ils se désignent, tout le Gotha patronal dansait le menuet en coulisses avec l’équipe de campagne de Hollande, pendant que ce dernier faisait le tartuffe dans les meetings en disant que son ennemi, c’est la finance. En septembre, alors qu’il n’avait pas encore jeté l’éponge, Parisot lui faisait la courte-échelle dans l’Express en « saluant » son bilan qu’elle « estime être efficace pour notre pays ». Un prix d’excellence du patronat que n’a pu lui remettre Gattaz en personne, trop occupé actuellement à conseiller à Fillon tout un train de nouvelles mesures “efficaces” pour les patrons : simplifier les licenciements économiques, réduire de 50% le temps réservé à l’exercice d’un mandat syndical, simplifier le droit du travail (sans doute une loi El Khomri ++ ?), supprimer les 35 heures - cette “contrainte” -, supprimer un jour férié dans le mois de mai, un « frein à la croissance du pays » selon Fillon, abaisser les cotisations patronales et les impôts des entreprises, augmenter de 2 points la TVA, réduire de 100 milliards d’euros la dépense publique. Et ce n’est pas exhaustif !

Premier ministre de la casse sociale
Si le patronat fait feu de tout bois et mange à toutes les gamelles pour défendre la rente des capitalistes et rendre plus grosse leur part de gâteau, le quinquennat de François Hollande aura été la rampe de lancement des mesures de coup d’état social qu’annonce Fillon s’il est élu. D’accords signés par des syndicats minoritaires à l’autoritarisme du 49-3, en passant par l’argent public distribué aux entreprises par louches successives de dizaines de milliards, à qui Manuel Valls, qui fut le premier ministre d’une casse sociale inédite et imposée à coups de trique, qui fut le valet de pied de la droite et de l’extrême droite avec le dessein assumé de briser toute résistance progressiste, à qui donc ferat- il croire qu’il est de gauche ? Tant en politique intérieure qu’extérieure, il porte, avec d’autres “éléphants” du PS, la responsabilité d’un quinquennat de chômage massif, d’une situation aggravée pour des millions de gens modestes, d’une France impuissante et engluée - à la remorque des USA et de leurs intérêts - en politique étrangère. Au crépuscule d’un quinquennat, où l’argent public à coulé d’abondance pour les grands patrons et les banquiers, il est impensable de continuer avec les mêmes, eussent-ils donné un léger et tardif coup de godille à gauche. À la rapacité prédatrice d’une clique de nantis, une réponse s’impose, celle d’une France en commun.

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