“Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.” Bertolt Brecht

Le dessin

23 décembre 2016
L'Humeur
  • Recyclage
  • 23 décembre 2016,
    par Guy Cure
  • Pour monter au cocotier, il faut avoir un pagne propre (proverbe bantou). Drôles de défilés, ces préparatifs d’élection présidentielle. Des chevaux de retour qui se sont partagé les postes gouvernementaux paradent et se prétendent les mieux placés pour (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • Coup de pouce, coup de pied...
  • 23 décembre 2016,
    par LE CAPITAINE TRICASSE
  • 0,93, même pas 1%. Plus aurait causé « un risque de déstabilisation à partir d’une situation encore fragile ». Myriam El Khomri, après avoir un temps (...)

  • Lire la suite
Accueil > L’hebdo > 2016 > Décembre > N1422 > Les capitalistes étranglent la grèce... mais dispensent Lagarde de peine (...)

Les capitalistes étranglent la grèce... mais dispensent Lagarde de peine !

vendredi 23 décembre 2016 , 374 : visites , par Gisèle Malaval

Coupable mais dispensée de peine dans l’“arbitrage” Tapie qui a coûté 403 millions d’euros aux contribuables français, Lagarde, à la tête du FMI, continuera, avec la Troïka, de saigner la Grèce.
Les Grecs n’en finissent pas de souffrir des mesures d’austérité - mot pudique pour cacher derrière les restrictions pour le peuple la voracité des capitalistes qui ont alors le droit de piller le patrimoine et les richesses d’un pays. Pas n’importe quel pays ; celui qui a inventé la démocratie, à Athènes, accordant aux citoyens l’égalité des droits civiques et donc la soumission à la même loi (le traitement de Christine Lagarde, reconnue coupable mais non poursuivie en raison de ses fonctions au FMI, est une décision aberrante et révoltante si nous pensons vivre actuellement en démocratie) ; accordant aussi aux citoyens l’égalité d’accès à la prise de parole, en particulier à l’Assemblée (inutile de poursuivre la comparaison…). Pour l’UE et le FMI, les Grecs souffrent, mais pas assez ; et surtout leur gouvernement n’a pas à prendre de décision sans en demander d’abord la permission à l’Eurogroupe, au FMI, au MES (mécanisme européen de stabilité), sans oublier la BCE et la Commission européenne… Alexis Tsipras a sans doute cru qu’il pouvait disposer du (faible) excédent budgétaire grec, hors service de la dette, après avoir respecté les dures contraintes de l’UE, pour réaliser, enfin, des mesures sociales. Grave erreur !


Il y a en Grèce un million de retraités (36,4%) qui vivent avec moins de 500 euros par mois, et la retraite moyenne est de 704 euros. Alexis Tsipras avait donc proposé, avec le soutien de l’opposition, d’offrir avant Noël une sorte de treizième mois aux retraités touchant moins de 850 euros. Il avait aussi prévu de reporter la hausse de la TVA pour les îles de la mer Egée qui accueillent les réfugiés et qui ont à faire face ,seules, à cette crise humanitaire. Le taux de TVA devait passer de 17% à 24% dès le 1er janvier 2017, selon un accord conclu entre la Grèce, l’UE et le FMI. L’ensemble de ces mesures s’élevant à 617 millions d’euros concerne plus d’un million de personnes. Les 400 millions reprochés à Christine Lagarde ne concernaient qu’une seule personne. Cette annonce déclencha la fureur du président de l’Eurogroupe, Jeroem Dijsselbloem, et du ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble : insupportable que le gouvernement grec prenne une quelconque initiative sans en référer d’abord à l’Eurogroupe, surtout si cette initiative est d’ordre social, et plus précisément de gauche. Sanction immédiate : le gel de l’hypothétique allègement de la dette grecque - très réduit, de toutes façons : 300 millions d’euros sur 315 milliards. Mais cette fois-ci, et pour la première fois, François Hollande s’y est opposé, au cours du Conseil européen qui avait lieu le 15 décembre : « Il ne peut pas être question de demander encore des efforts supplémentaires à la Grèce ». Bel effort certes, un peu tardif peut-être…
Comme le déclare le congrès du PGE (Parti de la gauche européenne) qui vient de se tenir à Berlin, il est urgent de refonder une Europe solidaire et progressiste, car sinon cette UE, autoritaire et inégalitaire, qui dépossède les peuples de leur souveraineté, va, selon l’expression de son nouveau président Gregor Gysi, « accoucher de monstres ». Certains, hélas, sont déjà là.

Notamment en matière sanitaire, l’austérité fait des ravages en Grèce. Pour les plus fragiles, une réalité : “l’austérité tue”.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|