“Nous vivons une période où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.” Pierre Laurent

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Coup de pouce, coup de pied...

vendredi 23 décembre 2016 , 46 : visites , par LE CAPITAINE TRICASSE

0,93, même pas 1%. Plus aurait causé « un risque de déstabilisation à partir d’une situation encore fragile ». Myriam El Khomri, après avoir un temps fait sa Primprenelle sur l’air du p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non, a décidé lundi de ne pas augmenter le SMIC au-delà de l’indexation légale au 1er janvier. Les boulangers soupirent d’aise. 11 euros net d’augmentation, c’est une dizaine de baguettes de pain en plus par mois. À l’exception du “bonus” post-électoral de juillet 2012, qui s’est transformé en “avance” sur 2013, voilà plus de dix ans que le SMIC n’a pas été augmenté.
Pour les « sages » qui ont l’oreille droite de la ministre de la casse sociale, une augmentation du SMIC serait « un frein à l’embauche » pour des entreprises qui « auraient du mal à supporter ces coûts supplémentaires ». C’est se foutre du monde. 20% de hausse moyenne sur un an des rémunérations des patrons des 120 plus grandes entreprises françaises, avec un pic à +86% pour Tricoire de Schneider Electric, alors augmenter les dix millions et demi de smicards (60% de femmes)... vous galéjez mon ami !
Le « risque de déstabilisation », les patrons l’avaient déjà brandi en 36 puis après la guerre, dix ans plus tard, et encore en 68. La cata, pleuraient-ils. Et puis quoi ? Ce SMIC « passéiste », comme dirait Valls, il faut le faire sauter. Ils fignolent donc une nouvelle arme de destruction sociale massive : le « revenu universel ». Un piège à gogos qui n’a rien à voir avec la sécurité d’emploi et de formation et encore moins avec le salaire à vie de Friot. Comme dit le proverbe, c’est la poule qui chante qui a fait l’oeuf. Et si l’optimisation et la fraude fiscale qui privent les comptes publics de 60 à 100 milliards par an, et si les 40 milliards du CICE qui finissent “in the pocket” des actionnaires au lieu de créer de l’emploi, et si la fraude sur les cotisations patronales... étaient, non pas un « risque », mais les causes réelles et sérieuses de la « déstabilisation » ?
Ils ont refusé un coup de pouce ? Pas compliqué, donnons-leur l’année prochaine un coup de pied au cul !

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