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Manuel Valls

Le plus grand commun diviseur de la gauche

vendredi 9 décembre 2016 , 320 : visites , par Rémi

En se déclarant candidat à la primaire socialiste, Valls prétend “réconcilier” une gauche qu’il n’a cessé de mettre en charpie. Culot monstre d’un ambitieux, comptable de la casse sociale du quinquennat.
Il a théorisé les deux gauches « irréconciliables  » mais, depuis l’annonce de sa candidature à la primaire socialiste, lundi dernier, il a tourné casaque et prétend rassembler son camp qu’il a fracturé de partout. En 2007 déjà, Manuel Valls voulait changer le nom du Parti socialiste qu’il identifiait à une « gauche passéiste ». Celui qui incarne la droite du PS, se désignant comme le « Nicolas Sarkozy de gauche », s’était fait sortir avec à peine plus de 5% à la primaire socialiste de 2011, époque où il annonçait déjà ses ambitions : « pas question d’observer la loge présidentielle [...] en attendant mon tour », avait-il déclaré. Le socialisme ? « Un mot « sans doute dépassé [qui] renvoie à des conceptions du XIXème siècle. » Sa nouvelle posture de “rassembleur” est si peu crédible que même Cambadélis lui aurait conseillé « amicalement d’être sur une position nouvelle.  » Il est vrai que le théoricien des « deux gauches irréconciliables » pourrait presque faire sourire de son acrobatie, si les enjeux n’étaient pas aussi importants, face aux désastres, qu’avec François Hollande qui lui a donné les pleins pouvoirs en 2014 et déroulé le tapis rouge de Matignon, ils ont occasionné, et au scénario catastrophe qu’ils n’ont eu de cesse de mijoter pour 2017 avec, pour l’un et l’autre, des arrière-pensées tacticiennes. Rappelons ici que Valls avait, en 2007, attiré l’attention du Nicolas Sarkozy de droite, le vrai, qui lui avait proposé un maroquin dans le gouvernement Fillon.
Un héritage lourd
Après le renoncement de Hollande, orchestré en coulisses à grand renfort de chaussetrappes et de planches savonnées, Manuel Valls est donc devenu un palliatif du Parti socialiste. Palliatif, c’est-à-dire qui soulage mais ne guérit pas. Autrement dit, soulageant électoralement un appareil du parti, qui dérive depuis de longues années vers la droite, sans pourtant le guérir du mal qui le ronge et qui a fait se détourner de lui une partie “sensible” de son électorat pendant le quinquennat Hollande. Car le bilan, qui a fait que F. Hollande a dû jeter l’éponge est particulièrement lourd. Aussitôt en fonction, outre qu’il ne renégocie rien des traités européens, Hollande use de l’impôt pour réduire les déficits, visant les heures supplémentaires, poursuivant le gel du barême de l’impôt sur le revenu, augmentant les cotisations sociales. En 2012, le Medef gagne le gros lot avec le CICE (crédit impôt compétitivité- emploi) : 41 milliard d’euros pour les patrons qui continuent de licencier à tourde- bras. À force de bricoler les chiffres du chômage, les « résultats arrivent », a-t-on décrété. Mon oeil ! En 2013, l’Élysée met en orbite un missile à trois étages : accord national interprofessionnel (ANI) suivi par les lois Macron et El Khomri, qui cassent les droits des travailleurs et rétablissent les capitalistes dans leurs droits divins et sacrés de la propriété et du profit. La liste serait longue du désastre social dont Valls, sur jet d’éponge, devient seul comptable. Le tout aggravé de lois sécuritaires, dont la menace terroriste n’est qu’un mince paravent. Cet héritage calamiteux que le droitier Valls, le plus grand commun diviseur de la gauche, aura souci d’escamoter, les français abusés, trompés et trahis du quinquennat sauront s’en souvenir. Ils en payent les notes salées. Que les responsables trinquent ! Normal.

- La réaction de Pierre Laurent
Je suis en colère ce soir ! Manuel Valls a annoncé sa candidature en direct sur toutes les chaînes d’information. Mais où est le respect de la politique et des citoyens quand les actes et les paroles sont si éloignés ? Oublié comme par enchantement le bilan du quinquennat. Manuel Valls doit choisir : être de gauche ou mener une politique libérale. Être de gauche ou mettre à mal le Code du travail. Être de gauche ou sacrifier notre système éducatif, les associations, les structures sportives et culturelles. Être de gauche ou s’attaquer aux plus fragilisés. Être de gauche ou servir la finance. Oui ce soir, je suis en colère. Redonner du sens à la gauche, c’est parler vrai, c’est écouter le peuple, c’est construire des propositions crédibles et réalistes, c’est replacer l’Humain d’abord, pour faire vivre la France en commun.”

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