“Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploité.” Louise MICHEL

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19 avril 2016 : le dernier discours du Fidel Castro

“Nous continuerons notre chemin”

vendredi 9 décembre 2016 , 260 : visites

“J’aurai bientôt 90 ans. Je ne pensais pas arriver à un tel âge. [...] Nous continuerons notre combat.” En clôture du VIIème congrès du PC cubain, au printemps dernier, Fidel Castro prononçait un bref et émouvant discours. Extraits.

« Diriger un peuple en des temps de crise, camarades, constitue un effort surhumain. Sans cet effort, les changements seraient impossibles. Assister à une réunion comme celle-ci, où sont rassemblés plus d’un millier de représentants choisis par le peuple luimême révolutionnaire, qui leur a délégué son autorité, signifie pour tous le plus grand honneur qu’ils ont reçu dans leur vie, ce à quoi s’ajoute le privilège d’être révolutionnaire et qui est le fruit de notre conscience à chacun. Pourquoi suis-je devenu socialiste ? Plus clairement, pourquoi suis-je devenu communiste ? Ce mot, qui exprime un concept qui a été très souvent dénaturé et qui est le plus calomnié de l’histoire de la part de ceux qui ont exploité les pauvres, qui les ont dépouillé depuis qu’ils furent privés de tous les biens matériels que procurent le travail, le talent et l’énergie humaine. [...] Je parle simplement pour que l’on comprenne mieux que je ne suis ni ignorant, ni extrémiste, ni aveugle. J’ai acquis mon idéologie par moi-même en étudiant l’économie. [...]

Le plus grave danger qui plane aujourd’hui sur la terre découle du pouvoir destructeur de l’armement moderne, qui pourrait non seulement compromettre la paix sur la planète, mais également rendre impossible la vie humaine sur le surface terrestre. [...] Si l’espèce humaine survit dans les prochains siècles, les futures générations seront probablement beaucoup plus cultivées que nous, mais il leur faudra en priorité résoudre un grand problème. Comment nourrir les milliards d’êtres humains, dont les besoins réels vont se heurter inéluctablement aux limites d’eau potable et en ressources naturelles ? Certains, ou peutêtre même beaucoup d’entre vous, se demandent où est la politique dans ce discours. Croyez que je suis navré de le dire, mais la politique est là, dans ces paroles modérées. Puissent beaucoup d’êtres humains se soucier comme nous de ces réalités. [...] Qui va nourrir les peuples assoiffés et affamés d’Afrique, sans technologie à leur portée, ni pluies, ni barrages, sans autres réserves souterraines que celles qui sont recouvertes par les sables ? Nous verrons ce que feront les gouvernements qui, dans leur quasi-totalité, ont souscrit aux engagements climatiques. [...]
J’aurai bientôt 90 ans. Je ne pensais pas arriver à un tel âge et cela n’a jamais été le fruit d’un effort, mais le caprice du hasard. Je serai bientôt comme les autres. Notre tour viendra à tous, mais les idées des communistes cubains resteront comme preuve que, sur cette planète, si on travaille avec ferveur et dignité, on peut produire les biens matériels et culturels dont les hommes ont besoin. Nous devons lutter sans trève pour les obtenir. À nos frères d’Amérique latine et du monde, nous devons dire que le peuple cubain vaincra. Nous continuerons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit être perfectionné, avec une loyauté éclatante et la force de l’unité, comme Marti, Maceo et Gomez, dans une marche irrésistible. »

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