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Social

Les salariés d’allia dans les griffes du capitalisme financier

vendredi 9 décembre 2016 , 234 : visites , par JPC

Geberit, leader de la fabrication de sanitaires, emploie 12 000 salariés, principalement en Europe. Cette multinationale, une des plus profitables au monde, avec une marge de 25%, plus du double de la moyenne, a décidé de fermer l’usine Allia de La Villeneuve-au-Chêne qui était bénéficiaire.
Celle de Digoin, en Saône-et-Loire, a été rendue déficitaire en lui retirant quasiment deux tiers de sa production.. En tout, 257 salariés et leurs familles sur le carreau ! Sacrifiés sur l’autel du profit via une délocalisation dans une usine portugaise qui est dans l’incapacité d’absorber la production des usines françaises. Mais peu importe, la Portugal a deux lois El Komri d’avance sur nous. Dans ce paradis low-cost, avec son Smic bloqué à 600 euros par la droite et sa législation taillée sur mesure pour le patronat, où les ouvriers peuvent travailler jusqu’à 14 heures par jour, tout est permis. Un syndicaliste de la confédération générale des travailleurs portugais (CGTP), présent à Troyes la semaine dernière, déclarait que « la moitié des ouvriers souffrent de troubles psychiques ou musculosquelettiques car ils travaillent dans des conditions indignes ».
La trahison du gouvernement socialiste
Les salariés d’Allia, conscients qu’une riposte “franco-française” ne suffira pas pour sauver leurs emplois, ont entamé une tournée des autres sites européens. Après avoir envahi le siège social de Geberit dans la banlieue de Zürich, ils ont fait le déplacement à Lisbonne, dans une usine de production où, reçus par le syndicat CGTP, ils ont pris connaissance des terribles conditions de travail qui y sont imposées. Jeudi dernier, ils étaient aux tribunal des Prud’hommes de Troyes afin d’obtenir la requalification en CDI des contrats de quinze intérimaires, au motif qu’ils occupent, depuis des mois, des postes clés sans lesquels l’usine de la Villeneuve-au-Chêne ne tournerait pas. La fermeture d’Allia est un nouvel épisode de la triste chronique de la casse de l’industrie française prise dans les griffes des prédateurs du capitalisme financier. La trahison du gouvernement socialiste a ouvert une brèche béante dans laquelle risquent de s’engouffrer allègrement la droite et l’extrême droite si, par malheur, demain, ils arrivent au pouvoir.

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