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Fidel : médias incultes à la solde du système !

vendredi 9 décembre 2016 , 36 : visites , par Passy Connh

Ces derniers jours les médias, encouragés par la droite et l’extrême droite, se sont déchaînés contre Fidel Castro de façon inouïe. Les mêmes ferment les yeux sur Guantánamo, la monarchie saoudienne ou Erdogan, comme ils ont fermé les yeux, dans le passé, sur Pinochet, Ben Ali ou Moubarak.
Droite et extrême droite ont soutenu toutes les dictatures d’Amérique du sud. À Cuba, la torture n’a jamais été utilisée. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili... pas à la Havane. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine... pas à Cuba. Les contestataires ne sont pas assassinés dans les rues de La Havane... mais au Honduras, sans aucune réaction des États-Unis et de l’Europe. Ce n’est pas à Cuba que des évêques et des prêtes ont été assassinés, mais au Brésil, en Argentine, au Salvador, au Guatemala, au Mexique. Fidel l’a sans doute rappelé au pape François, lorsqu’il le rencontra, il y a quelques mois. Certes, il y a eu des erreurs. Mais posons-nous la question : un petit pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, continue, contre la plus grande puissance mondiale, où son président a dû déjouer plus de 600 tentatives d’assassinat, est-t-il le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement de la démocratie, telle que nous la concevons chez nous ? Et malgré cela, Fidel Castro peut nous quitter en affichant des progrès sociaux considérables. Voici un pays du tiersmonde où l’espérance de vie s’élève à 79 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Les puissances capitalistes peuvent-elles en dire autant ? Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs... Où, dans cette région du monde et dans tous les pays, dits en développement, peut-on présenter un tel bilan ?
Doit-on reprocher ou remercier Fidel d’avoir accueilli les réfugiés fuyant les dictatures du Chili et d’Argentine, de Haiti et de Bolivie, d’avoir ouvert les écoles, les centres de santé aux enfants des “parias” de toute l’Amérique latine et, plus tard, à ceux contaminés de Tchermobyl ? D’avoir envoyé dans toute l’Amérique latine les chirurgiens de l’opération Milagro, rendant la vue à des populations entières ? D’avoir formé gratuitement des milliers de médecins ? Doit-on lui reprocher ou le remercier d’avoir soutenu les insurrections armées au Nicaragua, au Salvador et d’avoir sauvé l’Angola fraichement indépendante, encerclée par les mercenaires blancs sud-africains fuyants, effrayés, la puissance de feu et le courage des soldats cubains noirs pour la plupart  ? Défaite qui précipita la chute du régime d’apartheid en Afrique du sud. N’est-ce pas à Cuba que Nelson Mandela consacra son premier voyage après sa sortie de prison. Une visite à Fidel Castro, son camarade, son allié et son ami qui l’a soutenu durant les années de lutte clandestine du Congrès national africain (ANC).
Dans la mémoire de millions d’hommes et de femmes d’Amériques latine et du tiers -monde, Fidel restera un héros des temps modernes, n’en déplaise aux donneurs de leçons et aux petits commentateurs de télé, dont la méconnaissance de la réalité dans cette partie du monde n’a d’égale que leur arrogance et leur inculture.

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