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Social

La pauvreté touche de plus en plus d’aubois

mercredi 23 novembre 2016 , 218 : visites , par Rémi

Corolaire d’un taux de chômage élevé, la pauvreté progresse inexorablement dans notre département. Le résultat aussi de dizaines d’années de pouvoir quasi sans partage d’une droite auboise qui monopolise tous les postes clés.
Études et rapports se suivent et indiquent tous la même chose : la pauvreté gagne du terrain au niveau national et le département de l’Aube est particulièrement touché par ce fléau. Un chiffre parmi d’autres indicateurs : entre 2011 et 2014, le nombre des foyers en situation de précarité énergétique a été multiplié par quatre dans notre département, passant de 3 701 à 12 498. Ce qui représente un Aubois sur dix et le bon sens porte à penser, qu’en la matière, la situation a continué de se détériorer depuis 2014. Tant au niveau des statistiques “officielles” (Insee, Pôle Emploi...) qu’à celui des constats dressés par les organisations caritatives, les conclusions se rejoignent toutes pour contester l’invraisemblable « ça va mieux » de François Hollande.

Stigmates de la droite
C’est ce qu’indiquent, pour ne prendre que les derniers en date, le rapport national 2015 du Secours Catholique et les Restos du coeur. Mais l’Aube porte aussi les profonds stigmates de dizaines d’années de politiques locales et départementale d’une droite hégémonique, régnant sans partage. De Philippe Adnot au Conseil général, avec désormais sa majorité bleu horizon, aux notables locaux et autres députés et sénateurs du département, ils portent l’écrasante responsabilité de la lente et inexorable agonie de nos territoires qu’ils ont accompagnée en dilapidant les aides publiques, dont ils sont comptables, sur la bonne mine de patrons qui les ont empochées et ont benoîtement poursuivi leur casse sociale et la désertification économique. À l’arrivée, l’argent des contribuables aubois a permis aux délocalisateurs en tout genre de licencier ceux-là mêmes desquels ils tenaient leur argent ! Et puis cette droite départementale a été, depuis 2008, championne de l’austérité, dès avant l’élection de Hollande, dans les jupons duquel elle a beau jeu aujourd’hui de se réfugier pour justifier les mauvais coups qu’elle porte aux habitants du département.



Les “Monsieur plus” de l’austérité
Championne de l’austérité en sabrant dans les budgets là où, justement, il aurait fallu faire plus ou, au moins, mieux. Du fait du chômage massif et de ses conséquences, la demande sociale a grandi. Qu’à cela ne tienne ! Les notables locaux augmentent les tarifs des services publics communaux, les rendant inaccessibles aux plus fragilisés. Ils taillent et rognent dans les budgets. Culture et social ayant le malheureux privilège de subir, année après année, des coups de plume dévastateurs pour les populations. Les associations aussi. Cela vaut pour les quatre coins de département, où la droite joue les « Monsieur plus » de l’austérité. Dans un tel contexte, il n’y a pas lieu d’être surpris - hélas - qu’un quotidien du département ait titré la semaine passée sur « une pauvreté qui s’ancre dans le paysage aubois », énonçant un constat sans toutefois en pointer aucun responsable. Comme si cette situation nous était tombée du ciel ! N’oublions pas les patrons délocalisateurs, gavés d’aides publiques, qui ont saigné à blanc l’emploi dans l’Aube. Et ça continue. N’exonérons pas, non plus, de leurs responsabilités les élus de droite qui ont accompagné - et continuent de le faire - la casse des emplois. Face à une pauvreté, devenue un marqueur du département, la solution n’est pas un marché de dupes entre pire et moins mauvais. La solution, c’est de se rassembler à gauche pour sortir du maelström.

Les personnes concernées par le RSA dans l’Aube vivent
principalement dans les communes de Troyes et Romilly s/Seine.

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