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Budget de la Sécurité sociale pour 2017

Un budget bâti sur le dos des assurés

jeudi 3 novembre 2016 , 274 : visites , par LDA

Le gouvernement poursuit la réduction du déficit de la Sécu en diminuant les prestations et prétend atteindre l’équilibre en 2017. Pour les élus PCF, un bluff et des choix qui détériorent la qualité des soins. Ils ont fait des propositions de recettes.
« Mais c’est de votre faute ! Oui, c’est de votre faute ! » Comme un refrain, droite et gouvernement s’approprient les réussites et repoussent la responsabilité des errements vers le camp d’en face. Ainsi a démarré, la semaine dernière, l’examen du dernier budget de Sécurité sociale du quinquennat. Marisol Touraine s’y est glorifiée d’être bonne comptable. « En quatre ans, nous avons ramené le déficit du régime général de 17,5 milliards à 3,7 milliards d’euros en 2016. En 2017, avec 400 millions d’euros de déficit, qu’il convient de rapporter aux 450 à 500 milliards d’euros de dépenses, le régime général retrouvera l’équilibre pour la première fois depuis 2001 », a-t-elle annoncé.



Un déficit de 4,2 milliards en 2017
La députée communiste Jacqueline Fraysse a refait les additions : selon ses calculs, le déficit de la Sécurité sociale en 2017 s’élèvera en réalité à 4,2 milliards d’euros, à condition de ne pas omettre les 3,8 milliards d’euros de déficit du Fonds de solidarité vieillesse. Admettant que le solde négatif du régime général s’est « considérablement réduit », la parlementaire a porté le fer « au-delà de la bataille des chiffres », s’alarmant des conséquences dévastatrices des choix du gouvernement en matière de santé publique et de protection sociale. « Ce sont les Français qui subissent lourdement le poids de ce fameux retour à l’équilibre », a-telle regretté, citant le recul de l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans - en plus de l’allongement de la durée de cotisation -, le gel de la revalorisation des prestations familiales en 2014 et 2015, la sous-déclaration notoire des accidents du travail et la non-reconnaissance de nombre de maladies professionnelles. Elle s’est en outre élevée contre la mise à contribution de l’assurance maladie dans le financement du pacte de responsabilité, à hauteur de dix milliards d’euros de 2015 à 2017, dont trois milliards pour les seuls hôpitaux publics.

Propositions de nouvelles recettes
« Ces ponctions inacceptables seront encore une fois supportées par nos concitoyens les plus fragilisés », a-t-elle argumenté, alors qu’il sera demandé en 2017 davantage d’efforts aux hôpitaux (845 millions de réduction s’ajouteront aux 690 millions exigés cette année). « Pour diminuer le déficit, il faut soit des recettes nouvelles, soit des baisses de prestations, a-telle résumé. C’est ce chemin que choisit l’exécutif. Ce qui est frappant dans ce budget, c’est qu’il y a un bluff sur le déficit, et une absence totale de volonté d’action pour maintenir ou même améliorer la qualité des soins, alors que, selon l’Insee, 36% de la population renonce à se faire soigner en France. » Les députés Front de gauche considèrent de plus que la volonté de lutte contre la fraude aux cotisations sociales patronales (estimée entre 20 et 25 milliards d’euros par an par la Cour des comptes) est largement insuffisante. Au-delà de cette lutte, à même de résoudre à elle seule le problème de déficit, ils proposent de taxer les revenus des placements financiers et, pour l’aide aux retraités, de fixer une taxe à 0,3%, comme celle imposée aux retraités, sur l’ensemble des dividendes reversés par les entreprises sous forme d’actions, à même de rapporter 600 millions d’euros par an. La baisse de CSG annoncée cette semaine pour certains retraités modestes est un petit geste qui est bien loin de faire le compte.

La ministre de la santé, Marisol Touraine, se dit bonne comptable.
En trois ans, 22 000 postes hospitaliers ont été supprimé.

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