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Traité de libre-échange avec le Canada (CETA)

Un refus qui pourrait faire tache d’huile

jeudi 27 octobre 2016 , 235 : visites , par Rémi

Confronté à une opinion publique majoritairement hostile, le parlement Wallon a refusé de donner son accord au CETA. L’eurocratie européenne est sur les dents pour contourner son échec avec, comme enjeu, d’autres traités déjà en file d’attente.

Hargne mal contenue de la part du porte-parole (grec) de la Commission européenne : « la Commission n’a pas l’habitude de travailler avec des ultimatums ou des délais », a-t-il déclaré devant la nécessité de décommander le raout, prévu jeudi, pour fêter les épousailles libre-échangistes de l’Union européenne et du Canada ; le scélérat CETA. Il est vrai que la Commission et son bras armé, la Banque centrale européenne, préfèrent lancer des ultimatums, comme elles l’ont fait avec la Grèce, Chypre, etc., plutôt qu’en recevoir, à plus forte raison lorsque c’est la volonté populaire qui s’exprime. Pressions et chantage n’ont pas fait revenir le parlement de Wallonie sur son rejet du CETA.

Un grain de sable
Évoquant les pressions, le ministre-président wallon, Paul Magnette, a réservé un chien de sa chienne à la Commission : « Dommage que les pressions de l’Union européenne sur ceux qui bloquent la lutte contre la fraude fiscale ne soient pas aussi intenses », a-t-il persiflé. Les oreilles du président - luxembourgeois - de la Commission, Jean-Claude Juncker, en sifflent encore ! Celui-ci avait pris sa plume, le 20 octobre, pour vanter le CETA à Paul Magnette, une « source précieuse de création de richesse et d’emploi en Europe » dans une Union « basée sur un modèle économique et social qui fait notre fierté » : 21,4 millions de chômeurs dans l’Union européenne, dumping social et privatisations à tous crins... Les wallons, qui souffrent, a tout de même concédé Juncker dans le même courrier, « d’une situation économique et politique très incertaine », préoccupés par les effets de l’actuel “modèle”, ont été un grain de sable qui a fait se gripper la mécanique. Le CETA, négocié dans le dos des peuples depuis plusieurs années, était dans l’esprit des eurocrates la première manche “de chauffe” avant la signature du TTIP (TAFTA), qu’Obama escompte conclure avant la fin de son mandat.

D’autres traités du même tonneau
Un coup d’arrêt, en espérant que le ministreprésident socialiste wallon, ne finira pas par céder au chant des sirènes social-démocrates européennes, avec à leur tête Martin Schulz, le président du Parlement européen. Il était secondé par Hollande, la semaine dernière à Bruxelles, qui y a entonné la ritournelle d’un CETA, créateur de 45 000 emplois en France. Reste qu’après le “Brexit”, le blocage belge est le signe d’une méfiance et d’un rejet grandissants d’un nouvel ordre mondial hors de toute espèce de réglementation autre que la loi du profit ; l’hypocrite « enrichissez-vous ! » du libéral- monarchiste Guizot au XIXè siècle. Outre le TTIP, d’autres traités du même tonneau sont sur le feu. Depuis trois ans, Bruxelles mijote en arrièrecuisine un accord avec le Japon dont ils espéraient la ratification l’an prochain. Idem avec le Vietnam. Les mobilisations citoyennes qui, au fil des initiatives, dénoncent la nocivité de ces traités de libre-échange ne sont donc pas sans effet, même s’il serait assez aventureux de croire que les puissances de l’argent, et les institutions et organismes sous leur contrôle, ont dit leur dernier mot. La fébrilité provoquée dans les grandes capitales européennes par le Petit Poucet wallon est la preuve que, face à ses graves contradictions, la marche forcée de l’Europe vers plus de libéralisme n’est assurément pas la panacée miracle qu’on prétend.

Les traités de libre-échange (TTIP, CETA...) cristallisent contre eux
l’opposition de citoyens des quatre coins de l’Union européenne.

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