“Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.” Bertolt Brecht

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Salauds d’pauvres ! salauds d’immigrés !

jeudi 20 octobre 2016 , 51 : visites , par Malicette

Une société ne peut vivre que si elle a d’un côté ses héros et de l’autre ses salauds. Les héros ne manquent pas, les médias nous en fabriquent à la pelle, feuilles bientôt mortes et remplacées tout de suite par de nouvelles pousses médiatiques, chanteurs sympas, philosophes à la petite semaine, spécialistes de pacotille.
Quant aux salauds, ceux-là, ils ne sont pas en toc, on les croise concrètement dans la rue. On a même deux genres différents, de quoi nourrir notre répulsion et notre hargne. Ce sont les pauvres qui ne tendent pas tous la main et les réfugiés, dont certains réussissent à rester dignes. Salauds quand même. Des trouble-fête.
On a déguisé un jour une petite fille en pauvresse. Elle a circulé entre les tables d’un café bourré de gens très bien. On a appelé le garçon : « Débarrassez-nous de cette vermine ! » La même gamine, bien vêtue, a eu droit à toutes les caresses en provenance des buveuses de thé de chez Fauchon.
Nos réfugiés aussi sont assez mal fagotés. Ils ne plaisent pas. On n’a déjà pas de boulot. Ils parlent le sabir. Leurs larges poches cachent des attentats. Ils sont maintenant devenus la partie encombrante de notre conscience.
Dans le film « Comme des lions » de Françoise Davisse, qui montre les quatre mois de lutte des ouvriers de chez Peugeot à Aulnay- sous-Bois, on voit des types organiser leur grève avec intelligence et constance. 42 nationalités sont là qui se serrent les coudes. Un seul monde disparate et fraternel. Pas de salauds ! Les salauds, les vrais, étaient ailleurs.

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