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Romilly-sur-Seine - + 100 euros en moyenne d’augmentation de la taxe d’habitation

Le PCF demande l’annulation de la hausse d’impôts

jeudi 13 octobre 2016 , 226 : visites

Contrairement à sa promesse électorale de baisser les impôts des romillons, Éric Vuillemin et sa majorité de droite du Conseil municipal viennent de frapper un grand coup.

En supprimant l’abattement général à la base de 15% mis en oeuvre dans les années 1980 par la municipalité à direction communiste, afin de limiter la pression fiscale pesant sur les ménages, ils viennent d’amputer le pouvoir d’achat, déjà en berne, des familles (le revenu fiscal par foyer est inférieur de 20% par rapport à celui de l’Aube). En effet, la hausse de la taxe d’habitation dépasse très largement, pour nombre d’entre elles, les 100 euros. Si rien ne change, ce matraquage fiscal, il faudra le payer chaque année. Depuis la prise de cette décision, par la droite le 22 décembre 2014, [le PCF dénonce] cette agression fiscale. Une première pétition a été lancée et, le 15 février dernier à l’occasion d’une conférence de presse, Pierre Mathieu, au nom des élu-e-s communistes et partenaires, accusait le maire de faire les poches des ménages.

Pour nombre de familles, cette agression va bien au-delà. Pour les parents ayant un enfant qui fréquente toute l’année la restauration scolaire, la hausse est de 140 euros ; plus de 250 euros pour deux enfants et de 55% pour l’accueil dans les écoles. Ainsi, à Romilly, que l’on soit au RSA, au SMIC ou un peu plus, on paie pratiquement autant que les familles redevables de l’impôt sur la fortune (ISF). Voilà comment est mise en oeuvre [à Romilly] l’égalité, devise de notre République. Ajoutons encore les hausses importantes de différents services municipaux (concessions funéraires, locations des salles communales aux habitants, facturation du retrait des encombrants et des déchets verts…) et la baisse des subventions au tissu associatif. Aujourd’hui à Romilly, on paie plus
voire beaucoup plus - pour avoir moins - voire beaucoup moins -.
En 2016, toutes dotations confondues, Romilly a perçu 420 000 euros de plus qu’en 2015, auxquelles il faut ajouter 741 000 euros (2015) correspondant à des ventes diverses et des transferts de charges de la ville à la communauté de communes. Si les communes ont besoin de moyens financiers, ce n’est pas dans la poche des contribuables qu’il faut aller les chercher, mais dans l’évasion fiscale ou dans les dividendes versés aux actionnaires. Par exemple, une taxation de 0,5% des actifs financiers des entreprises et des banques dégagerait une recette supplémentaire pour les collectivités territoriales de 30 milliards d’euros. Il n’y a donc aucune fatalité à ce matraquage fiscal. Les familles ne sont pas responsables des politiques d’austérité qui engendrent chômage et pauvreté. Elles n’ont pas a en subir les conséquences.
Dans l’immédiat, l’heure est au débat, au rassemblement et à l’action pour exiger l’annulation de cette hausse de la taxe d’habitation en réintroduisant l’abattement à la base de 15%. Pour notre part, nous y sommes prêts et nous allons prendre toutes les initiatives nécessaires pour permettre à la population d’exprimer cette exigence.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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