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Quinquennat de François Hollande

Un désastre social inédit

mercredi 7 septembre 2016 , 355 : visites , par Rémi

Alors que commencent à “tomber” les bilans de l’exercice du pouvoir par François Hollande, le Secours populaire français vient de rendre publics les chiffres de la pauvreté en France. Sans surprise en hausse.

Vivons-nous bien tous dans le même monde ? Alors que l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) module le couplet du « ça va mieux » (lire en page 2), le Secours Populaire a publié mardi son baromètre de la pauvreté en France. Avec un constat accablant qui relève, qu’après plus de quatre années de coups bas et tordus contre les couches populaires, ça va beaucoup plus mal. Près de cinq millions de français vivent en-dessous du seuil de pauvreté avec moins de 987 euros de ressources par mois. Une progression de la pauvreté de trois points par rapport à l’an dernier. Parallèlement, un sondage SPF-Ipsos constate que plus d’un français sur deux est tourmenté par la crainte de voir sa vie basculer dans la pauvreté.

“Raz-de-marée de la misère”
Le Secours Populaire a également enregistré, ces douze derniers mois, une progression de 15% des personnes venant frapper à ses portes. Une situation également constatée par d’autres associations caritatives et qui les amène à évoquer un « raz-de-marée de la misère ». À l’évidence, les vaguelettes d’une « reprise » annoncée n’atteignent pas un grand nombre de français qui connaissent une dégradation de leurs conditions de vie. Outre l’accès à une alimentation saine, c’est la santé qui est sacrifiée par ces derniers. Parmi les plus pauvres, un ménage sur deux a renoncé ou a repoussé une consultation chez le dentiste (un bond de 22 points par rapport à 2008), et près de quatre sur dix un rendez-vous chez un ophtalmologiste (+9 points). 64% indiquent avoir eu des difficultés pour payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécu. Et pour se doter d’une mutuelle, c’est « financièrement compliqué » pour 53% des ménages modestes. Autre signal, pour 83% des français, les risques que leurs enfants soient confrontés à la pauvreté à un moment de leur vie sont plus élevés que pour leur génération.



L’Aube étrillée par les délocalisations
Accroissement de la pauvreté, mais aussi une intensité qui n’a jamais été aussi forte. La diminution de revenus se cumulant aux effets de toutes les casses, par la droite puis par François Hollande, contre la protection sociale, les acquis sociaux et les services publics avec les augmentations de prix consécutives. 68% des français ne s’en laissent pas conter par la propagande gouvernementale et jugent, à juste titre, que les inégalités en matière d’accès à la santé n’ont pas cessé de se creuser ces dernières années. Ainsi, les mesures prises pour permettre aux entreprises de « refaire leurs marges », du Pacte de responsabilité à la loi El Khomri en passant par la loi Macron, si elles ont permis aux actionnaires d’accumuler de fabuleux dividendes, l’ont été au prix d’un désastre social d’une envergure inédite en France, 5ème puissance économique mondiale. Et encore, l’enquête du SPF reflète-t-elle un “état général” à mettre en cohérence avec les situations des territoires. Ainsi, notre département, socialement étrillé par les délocalisations de productions depuis des dizaines d’années, connaît une progression importante de la pauvreté et de la précarité, liée à celle du chômage. Les potentats locaux de la droite n’actionnant les leviers que pour aggraver une situation, qui n’est en rien une fatalité mais le résultat de politiques néfastes pour les 99% que nous sommes.

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