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Rentrée scolaire

L’ardoise s’alourdit pour les familles

jeudi 1er septembre 2016 , 281 : visites , par Rémi

Non seulement la rentrée scolaire, avec les achats nécessaires, mais la scolarité dans son ensemble pèse de plus en plus lourd dans le budget des familles, avec un cumul dévastateur des politiques à tous les niveaux.

Toujours pas revalorisée depuis 2012, où une augmentation de 25% avait été “financée” par un abaissement du quotient familial, l’ARS (allocation de rentrée scolaire) a été versée cette année à 2,8 millions de familles. Cette aide pécunière, de plus en plus chichement accordée, ne permet cependant pas aux foyers modestes de « faire la soudure » avec l’ensemble des frais de scolarité. Et lorsque le gouvernement a annoncé « un coût moyen stable en 2016 », il ne prenait en compte que les frais de rentrée à proprement parler (fournitures, vêtements, etc.). Un chiffrage extrêmement restrictif et politiquement très opportun qui n’intègre pas la totalité des coûts réels d’une année complète de scolarité.
 


Chiffres du gouvernement contestés
Les chiffres de cette “stabilité”, annoncée par le ministère, sont d’ailleurs contestés par la CSE (Confédération syndicale des familles) qui a calculé une augmentation moyenne, par rapport à 2015, de 1,99% avec un poste des fournitures en augmentation de 3,67% pouvant grimper à quasiment 7% pour un élève de 6ème. Hausse également de 2,71% des affaires de sport, selon la CSE. L’école est donc loin d’être gratuite en France et la charge qu’elle représente pour les familles à faibles ressources ne cesse de peser chaque année davantage. Par exemple, l’achat de vêtements ou de fournitures d’occasion dans les braderies, voire une demande auprès des associations caritatives, devient monnaie de plus en plus courante. Et cela, à un moment de l’année où arrivent avis d’impôt sur le revenu, taxes foncière et d’habitation, avec un pouvoir d’achat qui ne cesse de baisser. La rentrée scolaire met à nu les inégalités socio-économiques auxquelles doivent s’ajouter nombre de disparités géographiques. En effet, les politiques locales varient d’une région, d’un département et même d’une localité à une autre. Quand, dans le moins mauvais des cas, elles ne se cumulent pas !

Hausses à tous les étages...
C’est pourtant cette dernière situation que vivent les familles de notre département archi dominé par la droite. En 2010, celle-ci décidait de mettre fin à la gratuité des transports scolaires, décision à laquelle s’étaient opposés les conseillers généraux communistes. Droite à Romilly-sur-Seine, où le maire sarkozyste, sa majorité et le Front national ont décidé une hausse allant de 21% à 27% des repas scolaires à cette rentrée. Un surcoût de 140 euros (pour un enfant) à 250 euros (deux enfants) par an, selon les conseillers municipaux communistes. S’ajoute à cela, dans cette « Ville amie des enfants », une revalorisation de 55% des tarifs de l’accueil scolaire entre janvier 2015 et mai 2016. Deux exemples - il y en a sans doute de multiples autres -, illustrant que l’école n’échappe pas aux mauvais coups à tous les niveaux. Ce qui faisait dire en 2015 à un inspecteur général de l’Éducation Nationale, auteur d’un rapport sur la pauvreté et la réussite scolaire : « À ce niveau atteint par les inégalités, il devient absurde et cynique de parler d’égalité des chances, c’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler. » Ce qui, d’une année sur l’autre, se vérifie et appellerait d’urgence des mesures fortes qui rebutent le gouvernement. L’une d’elles pourrait ainsi être de considérer les fournitures scolaires comme produits de première nécessité et d’en abaisser le taux de TVA à 5,5%.

Pour faire baisser les prix, une première mesure pourrait consister
à abaisser à 5,5% le taux de la TVA sur les fournitures scolaires.

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