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Politique

A la rentrée sociale, on lâche rien !

jeudi 18 août 2016 , 227 : visites , par LDA

Du“mon ennemi, c’est la finance” à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons, la politique de François Hollande a produit des gâchis et des dégâts considérables. La lutte contre la loi Travail continue avec un rendez-vous le 15 septembre.
 


Par la LDA

À un an des échéances présidentielle et législatives, la politique menée par François Hollande a plus que “déçu” ; le pays la rejette. De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons, la vie de nos concitoyen-ne-s s’est encore dégradée, les gâchis et les dégâts sont considérables. L’entêtement de Manuel Valls et François Hollande montre qu’ils sont lâchés par celles et ceux qui les ont portés au pouvoir. Mais la droite et l’extrême-droite sont en embuscade, afin de profiter du désarroi, avec des programmes libéraux radicalisés, extrêmement dangereux pour le pays. Il faut que surgisse une autre voie, celle de la parole populaire, de ses exigences et de ses propositions. Et la rendre incontournable.

En 2017, personne n’oubliera...
Cette parole populaire, elle s’est fait entendre, par pétition, dans les rues, sur les places ou par sondage contre la loi El-Khomri. Cette loi, c’est la destruction du Code du travail, la fragilisation des salarié-e-s, la généralisation de la précarité et du dumping social. Dans un pays qui crée plus de richesses que jamais. Dans l’opinion et même à l’Assemblée, le gouvernement n’a pas obtenu de majorité. Pourtant, le rôle d’un gouvernement, c’est d’entendre ce que veut le peuple. Ce qu’une loi a fait, le peuple peut le défaire. La mobilisation continue. Le Parti communiste la soutient et appelle à l’amplifier. Le gouvernement doit prendre conscience qu’on ne lâchera rien et qu’en 2017 personne n’oubliera cette bataille. Une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue dès le 15 septembre, à l’appel de toutes les organisations syndicales et de jeunesse mobilisées. Concernant la loi Travail comme l’ensemble des autres domaines, il y en a assez d’entendre toujours les mêmes qui parlent pour - et de - nous mais n’écoutent pas. En France et en Europe, toutes les décisions sont prises par eux, sans nous et contre nous.


Le peuple doit se faire entendre
Pourtant, cela fait des années que les peuples sont fatigués des politiques d’austérité. Tout se passerait mieux si les gouvernants pensaient aux besoins populaires et à l’intérêt des nations plutôt qu’au respect du dogme libéral, écoutaient les citoyen-ne-s plutôt que les financiers. Car, nous sommes des millions. Au fond, nous sommes les 99%. Ceux qui font tourner les machines, qui fabriquent notre pain, font rouler les trains ou pousser le blé, ceux qui éduquent nos enfants, soignent, protègent, construisent... Le Parti communiste a pris une initiative : construire avec tous ceux qui le souhaitent des solutions et une issue. Convaincu que chacun détient un bout de la solution, il a engagé une grande consultation citoyenne, Que demande le peuple ?, pour recueillir les avis de plus de 500 000 personnes dans notre pays et élaborer, à partir des avis exprimés, un pacte d’engagements communs pour 2017, qui sera soumis en octobre à une votation citoyenne. Le Parti communiste refuse le faux dilemme qui est imposé par les partisans de l’austérité, celui de l’enfoncement dans une crise sociale et de l’autoritarisme ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes et communautaires. Il y a une autre option : construire des politiques de développement social, économique et écologique, respectueuses des souverainetés nationales. Rendez-vous dès la rentrée.

La fin du quinquennat de François Hollande restera marquée par sa volonté forcenée et autoritaire de satisfaire le Medef et les financiers.

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