“Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.” Bertolt Brecht

L'Humeur
  • Bonne guerre
  • 10 août 2016,
    par Hélène Dewaere
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Social - Air France

Le sale coup de l’été

mercredi 10 août 2016 , 224 : visites

La décision de la ministre du Travail d’autoriser le licenciement de Vincent Martinez, délégué CGT d’Air France, est d’une indignité totale.
Il aura fallu arriver au moment le plus creux de l’été pour assister à un forfait pour ne pas dire une forfaiture. La CGT, sa fédération des transports et le syndicat de la compagnie aérienne ont entièrement raison, dans le texte commun qu’ils ont rendu public, de parler de la « chasse aux sorcières » que gouvernement et Medef « mènent contre toute forme de lutte et de contestation ». Saisie sur l’affaire dite “de la chemise”, la justice, fin mai, a été tellement embarrassée que, pour exercer son pouvoir sans être expéditive, et à la demande des avocats des 15 salariés concernés au total, elle a reconvoqué une audience sur deux jours, les 27 et 28 septembre prochain.
Quatre salariés ont pourtant déjà été licenciés. En l’absence de décision ministérielle au 4 juin, le licenciement de Vincent Martinez aurait dû être annulé de fait. Rappelons que l’inspection du travail parle d’un dossier vide. Quel courage il aura fallu à Myriam El Khomri pour attendre deux mois de plus et ce 8 août pour faire cet « exemple » réclamé par la direction d’un groupe qui entend museler toute contestation en son sein !
Un mauvais coup de l’été ne suffisant pas, ce même 8 août, sa signature rejoignait celles de pas moins de onze membres du gouvernement et du locataire de l’Élysée pour promulguer la loi travail. Le pouvoir a non seulement refusé d’entendre l’opposition populaire, syndicale, politique, parlementaire à un de ses textes mais il se sera joint aux plus indignes clameurs de haine à l’égard de la CGT et, au fond là encore, de toute contestation. Le seul regret qu’a eu François Hollande, comme il l’a confié en revenant de Rio, est de ne pas avoir profité de la loi Macron, promulguée, elle, e n août - décidément ! - 2015 pour faire passer sa machine de guerre contre le Code du travail. Rendez-vous en septembre, alors.

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