“Nous vivons une période où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.” Pierre Laurent

L'Humeur
  • Ni dieu, ni maître
  • 30 juin 2016,
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Europe : après le Brexit...

L’heure est à une refondation progressiste

jeudi 30 juin 2016 , 251 : visites , par LDA

Pour éviter que, de la guerre économique totale, ne resurgissent les pires nationalismes, chefs d’États et institutions européennes doivent prendre la mesure de l’ampleur de la faillite du projet austéritaire européen.
Le vote majoritaire des Britanniques de quitter l’Union européenne est un nouveau désaveu. Depuis 2005, où français et néerlandais avaient rejeté le traité constitutionnel, irlandais, danois, sans oublier les grecs... de nombreux peuples ne cessent de manifester, dans les urnes et dans la rue, leur défiance à l’égard d’une construction à l’échelle continentale au service des financiers et des actionnaires. Une Europe de la paix, faisaient miroiter ses instigateurs, qui armaient en même temps pour faire la guerre économique. Une guerre qui ne connaît ni trêve, ni armistice et où les destructions sont immenses. Destructions d’emplois et d’outils de travail ou de territoires, recalibrés sur l’étalon de la « concurrence libre et non faussée ».

Toute la lyre...
Le scrutin anglais est une sanction de rejet. D’un rejet pourtant multiforme dans ses motivations et sa signification. Pour les couches populaires assommées par les politiques d’austérité, le chômage de masse, la précarisation et la “mobilité” à outrance... quelles perspectives l’Europe de la troïka ouvre-t-elle, autres que des souffrances, des inégalités et des injustices pire encore ? Sur ce terreau grouille toute la lyre des souverainistes, populistes et nationalistes, ceux qui déploient les drapeaux nationaux pour en couvrir un système, dont ils sont les plus obstinés défenseurs. Quelle différence entre euro-libéralisme et nationallibéralisme ? Les patrons français auraientils une fibre sociale moins atrophiée que leurs homologues allemands ou italiens ? Chacun connaît la réponse ; preuve par la “loi travail” après tant d’autres rédigées sous la dictée du Medef. Face au Brexit, François Hollande ne voit de salut que dans un « renforcement » et un « gouvernement de la zone euro ». Une idée déjà avancée au moment de la crise grecque, et dont la paternité incombe au ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble.


Rien n’est irréversible
Le Brexit a battu en brèche la thèse selon laquelle l’« intégration » serait irréversible. Une refondation progressiste et écologique de la construction européenne, à partir des aspirations populaires et démocratiques, est posée avec force. Elle pourrait se faire dans le cadre de grands forums citoyens avec les syndicats, les associations, les formations politiques, les comités économiques et sociaux et les Parlements. L’élaboration d’un nouveau projet européen, coopératif et solidaire, autour d’une union de nations et de peuples associés, souverains et libres, doit devenir une exigence incontournable. Pour l’immédiat, les communistes demandent que tous les projets visant à transcrire dans la loi nationale les injonctions européennes soient suspendus, à commencer par la loi de précarisation du travail, la directive « travailleurs détachés », le traité budgétaire, les déréglementations, comme le quatrième paquet ferroviaire. Les 80 milliards d’euros, que la Banque centrale européenne déverse chaque mois vers les banques privées, doivent servir aux entreprises pour l’emploi, les salaires et la formation, et aux services publics pour les biens communs. Les discussions sur les accords de libre-échange avec le Canada et les USA doivent être interrompues. Aux peuples européens de faire converger leurs aspirations et de s’unir pour faire plier les forces du capital.

Confrontés à l’hostilité des peuples, Hollande et Merkel préconisent de former un “noyau dur”, ayant mission de “resserrer les boulons”.

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