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L'Humeur
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Loi travail

Front de classe de la droite et du gouvernement

jeudi 30 juin 2016 , 240 : visites , par LDA

Pendant tout le débat au Sénat sur la loi travail, les camps se sont clairement délimités. Et les sénateurs communistes étaient, seuls, les défenseurs des salariés. Interview d’Éliane Assassi, présidente du groupe CRC.

Durant les débats, vous vous êtes opposée au gouvernement et à la droite sénatoriale. Qu’en retenez-vous ?
Éliane Assassi  : Nous menons une belle et difficile bataille politique. Le gouvernement s’est entendu avec la droite pour réécrire un projet de loi qui ressemble étrangement au texte initial proposé par Myriam El Khomri. Nous avons mené le combat dans l’hémicycle avec 402 amendements, défendus un par un. Notre ambition était de faire entendre la voix de tous les opposants à la loi travail mobilisés sur le terrain. Nos propositions n’étaient pas seulement des amendements de suppression, mais également d’amélioration, d’alternative afin de moderniser réellement le droit du travail. Beaucoup trop souvent, nous avons eu face à nous un front commun de la droite sénatoriale et du gouvernement contre nos propositions. L’exécutif s’est sans arrêt appuyé sur la surenchère en cours à droite pour marginaliser et rejeter nos mesures.


Que laisse présager l’attitude du gouvernement au Sénat sur la suite du parcours législatif de la loi travail ?
Éliane Assassi  : Les désaccords entre le gouvernement et la droite sont de façade. La colonne vertébrale du texte a été aggravée mais reste la même, avec l’inversion de la hiérarchie des normes, la facilitation des licenciements économiques, les référendums d’entreprises, des attaques contre la médecine du travail et contre les indemnités prud’homales. Le texte [revient le 30 juin - ndlr] en commission des Affaires sociales à l’Assemblée Nationale. Il sera très intéressant de voir quels retours au texte initial et quels ajouts de la droite elle entendra conserver. Puis il y aura sans doute un retour du 49-3, et un dernier passage au Sénat. Si rien ne se passe, la droite sera satisfaite et le gouvernement sera satisfait.
Mais les citoyens et l’Assemblée resteront méprisés…
Éliane Assassi  : Nous sommes face à une situation extrêmement grave. Il y a une volonté commune du gouvernement, de la droite et du Medef d’en finir avec notre modèle social et d’en finir avec notre modèle politique. Alors que cette loi travail émane directement des instructions de la Commission européenne, nous constatons que des attaques sont sans cesse menées contre le Parlement. L’utilisation du 49-3 n’est pas le seul exemple. Nous sentons bien que la volonté d’affaiblir le Parlement, de ne l’utiliser que pour ratifier les lois sans qu’il soit un véritable espace de débats et de décisions est partagée par beaucoup. C’est inadmissible.

Éliane Assassi (au centre) dans la manifestation du 14 juin à Paris.

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