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1,3 million dans les rues pour le retrait de la loi travail

Un mouvement bien loin de s’essouffler

jeudi 16 juin 2016 , 249 : visites , par Rémi

La volonté de défendre les droits des salarié-e-s, les conditions de travail et l’emploi étaient dans les têtes de tous ceux qui ont formé la marée humaine, venue des quatre coins de France et qui a défilé à Paris, pour dire non à la loi El Khomri.

Le mensonge et la calomnie sont des moyens souvent utilisés par ceux qui craignent, écrivait en substance Las Cases, le mémorialiste de Napoléon. Mensonge de Manuel Valls car, à aucun moment le service d’ordre de la CGT n’a été « à l’évidence débordé », tout comme le syndicat n’a jamais eu d’« attitude ambigüe » à l’égard des casseurs, isolés du cortège mais au contact avec les forces de l’ordre. Et Valls le sait mieux qu’aucun autre. S’appuyant sur cette forfaiture, que les observateurs de la manifestation ont aussitôt détricotée, le premier ministre menaçait le lendemain d’interdire toute manifestation à Paris. On croit rêver ! De Gaulle, en mai 68, n’a jamais osé menacer publiquement un syndicat d’interdiction de manifester.


Il faut être sourd et aveugle
Les fossoyeurs qui prédisaient la mort de la colère sociale en seront, encore une fois, pour ranger leurs pelles. 1,3 million dans les rues, la persistance des mouvements sociaux, malgré les flots de saletés déversées sur les militants de la CGT et son dirigeant, accolés à une campagne hystérique de “bourrage de mou”... le fléau de la balance sociale penche pourtant de plus en plus en faveur du camp des forces du travail et populaires. Côté médias, on eut la caméra et la plume fort discrètes sur le million de manifestants, venus de toute la France redire, une fois de plus, non à cette loi travail et tenter de faire plier l’obstination du gouvernement. Malgré les contre-feux du pouvoir socialiste, cette journée a été la démonstration que le mouvement est loin de s’essouffler. Il est grand temps que ce pouvoir prenne enfin la mesure de son isolement dans l’opinion des français. Il faut être sourd et aveugle pour considérer qu’il ne se passe rien et refuser, comme il le fait depuis plusieurs mois, toute prise en compte des propositions formulées, aussi bien par les syndicats que par les forces politiques opposées à cette loi libérale.

Nouvelles mobilisations : 23 et 28 juin
Pour l’intersyndicale, loin d’un baroud d’honneur, la journée du 14 juin, après bien d’autres déjà et sans changement dans l’attitude de l’exécutif, sera suivie de deux prochaines journées de mobilisations : les 23 et 28 juin. Éliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat, où se discute le projet de loi (lire aussi ci-contre), a prévenu : « quand Manuel Valls dit qu’il ne veut pas rediscuter de l’article 2, il fait le choix de l’affrontement. [...] S’il fait le choix de rester droit dans ses bottes, nous serons droits dans nos bottes ». Avec cette journée du 14 juin, deux messages forts ont été adressés au gouvernement. Le premier est que le désaccord avec la loi travail est réel et profond chez les salariés comme dans l’opinion publique (à 70%). Le second est que le dialogue social ne peut pas consister à prétendre avoir raison contre une majorité d’organisations syndicales et de forces politiques. Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, estime que « c’est le gouvernement qui a les clés en main. [...] Depuis le mois de mars, nous demandons à discuter. Si nous en sommes là, c’est de sa responsabilité. Il ne tient qu’au gouvernement [...] de remettre tout le monde autour de la table. » Il est temps pour l’Élysée d’en finir avec l’illusion qu’être buté grandit, que les français seraient des élèves qu’une “bonne pédagogie” libérale attendrira... et avec quelques coups de règles.

Sept cars et, en tout, 450 Aubois ont fait le déplacement à Paris pour dire, une fois de plus au gouvernement : “assez de casse sociale !”

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