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Loi travail

Quand le patron du medef bave de rage...

jeudi 2 juin 2016 , 239 : visites , par Rémi

Les propos scandaleux de Gattaz contre la CGT sont le reflet de ce que le Medef est bien une organisation de classe. Quand le pouvoir lui paraît trop “mou du genou”, le patronat lâche les chiens.

Les chiens se sont remis à aboyer. Comme en 1936, où, sous la plume d’un dénommé Saint-Sauveur, le Comité des Forges écrivait dans Le Figaro : « nous devons tourner nos regards vers l’Allemagne de monsieur Hitler, vers l’Italie de Mussolini, pour voir comment il faut traiter la question sociale ». En 36 déjà, le patronat prédisait « une catastrophe économique sans précédent en France [qui fera] plus de dégâts à l’industrie et à l’artisanat que les destructions de la grande guerre, dans trois ans la France sera ruinée. »Même couplet avec les grandes avancées sociales du CNR. Écoutez- les aujourd’hui hurler et baver comme des molosses qui voient s’éloigner leur gamelle de pâtée tant attendue. Après avoir acquis la collaboration du pouvoir, aussitôt l’élection de François Hollande, le Medef se léchait à l’avance les babines de la cerise sur le gâteau antisocial : la loi El Khomri, un “Chant du cygne” d’un président usé jusqu’à la corde par un quinquennat crépusculaire de servitudes aux volontés de la haute banque, de compromissions et de félonies.


Mais le broyeur gouvernemental d’acquis sociaux s’est grippé. Le mouvement social et citoyen ne s’essouffle pas. Mieux il bourgeonne, malgré les flots de calomnies et de mensonges, malgré les intimidations, malgré des violences qui n’ont rien de “collatérales”. Quelle ignominie chez ce Gattaz osant assimiler les militant-e-s du premier syndicat ouvrier de notre pays à des « terroristes » ! Mais qui sont les terroristes ? Les salariés qui votent la grève comme moyen de se faire entendre par un gouvernement borné, alors que leurs organisations sont porteuses de propositions ? Ou les patrons-actionnaires qui, de CICE en loi Macron, s’ajoutant aux lois antérieures de la droite, se gavent d’argent public pour abaisser le « coût du travail », instaurer partout l’état d’insécurité sociale, gages de dividendes à deux chiffres ? Après les évènements dramatiques qui ont secoué notre pays, l’utilisation de certains termes (sciemment détournés de leur sens originel) est abjecte. Ce mot résonne d’un sinistre écho. Il fut utilisé par ceux, ayant tourné leurs « regards vers l’Allemagne », à l’égard des résistants, nombreux issus du monde syndical, fusillés, torturés ou déportés. Un temps où le grand patronat et la banque n’ont pas brillé dans les maquis, et bien plus par leur promptitude à coiffer la casquette pétainiste pour « traiter la question sociale », à commencer par les conquêtes ouvrières du Front populaire. La malignité des propos de Gattaz est proportionnelle à la hargne et à la voracité pécuniaire d’une classe de possédants qui vampirise les fonds publics et casse l’emploi pour s’en mettre - appelons un chat un chat - « plein les fouilles ». Sa violence verbale contre la CGT n’est rien moins qu’un nouveau signe d’une lutte soi-disant obsolète : la lutte des classes.

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