“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

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Loi travail

Poussons ensemble encore plus fort !

samedi 28 mai 2016 , 221 : visites , par Rémi

La manoeuvre d’intimidation et les coups portés par le pouvoir contre le premier syndicat de salariés en France n’ont pas pu éviter l’amplification de la colère et des mouvements pour le retrait de sa loi scélérate.
On peut gagner mais une chose est sûre, si on ne se bat pas, on perd. Sur un ton martial, ils croassent comme des grenouilles. Haro sur la CGT ; Hollande, Sapin (« le mouvement est illégitime  »), Cazenave, Valls, droits dans leurs bottes versaillaises d’apostats, braient, menacent et hurlent à « la dérive » d’un syndicat dans une « impasse » ! Vieilles lunes aussi ridées que le système en crise qu’ils servent. La valetaille du patronat, qui joue aux fiers-à-bras, est en guerre contre les salariés, contre « l’ennemi intérieur » : les routiers, les cheminots, les soutiers de nos ports et des raffineries, de la RATP, les jeunes, les pelés et les galeux, les pauvres, les précaires, les chômeurs, les « sans »... Ce printemps d’éclosion populaire leur fait peur.

Partition antisyndicale défraîchie
Lorsqu’ils ont peur, c’est bon signe. Poussons ensemble plus fort ! Tous cheminots, tous routiers, tous raffineurs ! Tous pour tous ! Leur agressivité, leur brutalité, met à nu leur faiblesse. Le mouvement social et populaire devrait réjouir un pouvoir socialiste. Il l’effraie. Alors ils matraquent, gazent et cognent ceux qui ne veulent pas discuter de la grosseur des chaînes qui leur sont destinées, ni savoir à quelle saveur sera aromatisée la potion qu’on veut leur faire absorber. « Terrorisme social », « prise d’otages par une minorité »... la chorale réactionnaire est de retour et n’a pas changé son refrain. Cette partition antisyndicale défraîchie est désormais reprise en choeur dans les rangs du gouvernement, pour qui dialogue social rime avec répression. La mise en scène guerrière de l’intervention policière sur le site pétrolier de Fos-sur-Mer est éloquente sur les intentions du gouvernement pour discréditer la première force syndicale du pays, au coeur des résistances au libéralisme. Ce type d’opération idéologique, dont la cible privilégiée a toujours été la CGT, restait jusqu’alors l’apanage des Le Pen, Sarkozy et consorts.


Nouveaux secteurs en lutte

François Hollande a bonne mine lorsqu’il dénonce « un blocage décidé par une minorité », lui qui a atteint des sommets d’impopularité, isolé comme jamais, réduit à dégainer le 49-3 à chacune de ses initiatives politiques. Les grèves, elles, sont votées démocratiquement par les salariés, et avec des scores sans appel. La loi El Khomri est toujours rejetée par 75% des Français. L’hystérie réactionnaire du pouvoir et les scénarios de pénurie potentielle distillés par les médias sont autant de cautères sur une jambe de bois, car le ras-le-bol de quatre années de politique de casse sociale, après le quinquennat de Sarkozy, est profond. La colère explose et la détermination à se battre fait tâche d’huile. Cette semaine a vu, aux côtés de ceux déjà en lutte, de nouveaux secteurs rejoindre le mouvement. Pour les cheminots, la lutte contre la casse sociale du transport ferroviaire public se mêle au combat contre la loi travail. La CGT cheminots appelle, à compter du 31 mai, à reconduire chaque jour la grève et non plus seulement 48 heures hebdomadaires. Préavis de grève illimitée dans le métro parisien à partir du 2 juin prochain. Dans l’aviation civile, préavis pour les 3, 4 et 5 juin pour demander l’arrêt des baisses d’effectifs et pour peser sur la renégociation du cadre social et indemnitaire. À Air France, le syndicat des pilotes (SNPL) consulte pour une grève de plus de six jours...


À entendre le gouvernement, la CGT serait responsable de tous
les maux du pays. C’est une réécriture éhontée de la vérité.

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