“Un gouvernement injuste familiarise les esprits des sujets avec l’injustice et fait que peu à peu ils s’accoutument à la voir sans horreur.” Paul-Henri Thiry, baron d’Holbach

L'Humeur
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Fermeture d’Allia

Stop au double langage des chiens de garde du patronat !

jeudi 19 mai 2016 , 205 : visites , par jpcornevin

PAR JEAN-PIERRE CORNEVIN SECRÉTAIRE DE LA FÉDÉRATION DE L’AUBE DU PCF


Les salariés de l’usine Allia à La Villeneuve-au-Chêne et leurs familles ne veulent pas se contenter de l’indignation et de la mansuétude habituelle des élus.
Ils veulent des actes et ils ont raison. À ce sujet, le double langage des élus et de certains partis politiques doit être dénoncé ! On ne peut pas déplorer localement la casse industrielle et les dégâts sociaux qu’elle engendre et voter contre toutes les mesures visant, justement, à empêcher ces licenciements boursiers proposées à l’Assemblée Nationale et aux Sénat par les élu-e-s communistes. C’est pourtant le cas des parlementaires, Les Républicains, au premier rang desquels les cinq aubois, de ceux du FN et de la quasi totalité des socialistes. C’est un secret de polichinelle : les fermetures d’entreprises ont rarement pour origine des difficultés économiques. Il s’agit le plus souvent de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l’augmentation de la part revenant aux actionnaires. C’est donc bien davantage la financiarisation de l’économie qui est en cause, favorisée par une succession de décisions politiques, de choix économiques et fiscaux d’inspiration ultra-libérale ou les salariés relégués au rang de variables d’ajustement sont considérés comme un “coût” à réduire. Qui osera nous expliquer que le groupe Suisse Geberit, dont dépend l’usine Allia, est en difficulté, alors que c’est une des entreprises industrielles les plus profitables au monde, avec une marge de 25%, plus du double de la “moyenne” ! La première action utile, que devraient mener toutes celles et ceux qui veulent s’opposer à la fermeture de l’entreprise Allia, serait de se joindre au mouvement contre la loi travail, plébiscité par la droite et l’appareil socialiste.
Un des articles les plus régressifs de cette loi préconise que le motif économique doit être désormais apprécié en France, et non plus en fonction de la bonne santé d’un groupe au niveau mondial. Du pain béni pour les multinationales. Il leur suffirait d’afficher pendant plusieurs trimestres consécutifs une baisse de commandes ou du chiffre d’affaires de leur filiale française pour justifier des licenciements. Un jeu d’enfant pour leurs experts financiers qui pourront, en toute impunité, fabriquer ces éléments de toutes pièces en jouant sur les flux financiers.

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