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LE CONSEIL RÉGIONAL ADOPTE LE CONTRAT DE PROJETS ETAT/RÉGION 2007-2013

samedi 17 mars 2007 , 1848 : visites , par LDA

C’est dans une certaine morosité que le Conseil régional a adopté le 12 mars le Contrat de Projets entre l’Etat et la Région (CPER).

En effet, même si la copie a pu être sérieusement améliorée par rapport aux propositions initiales de l’Etat, le point d’arrivée est loin d’être satisfaisant au regard des difficultés immenses de la Champagne-Ardenne. A l’exception des élus de l’UMP, soutenant jusqu’au bout le gouvernement Villepin/Sarkozy, ce qui a dominé les débats de l’assemblée régionale c’est une insatisfaction assez générale. "Le compte n’y est pas", a indiqué Karine Jarry au nom des élus communistes. Des élus communistes qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour arracher des moyens supplémentaires, à l’exemple de Pierre Mathieu qui a bataillé ferme jusqu’au bout pour que puisse enfin se concrétiser l’électrification de Paris-Troyes. Rappelons qu’avant l’été les choses avaient bien mal commencé. En proposant à la Champagne Ardenne la plus faible dotation par habitant (130 euros contre 158 en moyenne) le gouvernement avait même versé dans la provocation. Car notre région est la seule du territoire national à perdre de la population. Compte tenu de ses caractéristiques elle est touchée encore plus que d’autres par la casse industrielle, "4 000 emplois perdus dans l’industrie en 2005", a rappelé le Conseiller régional communistes des Ardennes Sylvain Dalla Rosa.

Des retards criants Ici, les retards sont criants en terme de formation, de qualification, de recherche publique et privée... L’insuffisance des investissements publics en matière d’infrastructures est avérée alors que la région est très vaste et faiblement peuplée. La solidarité nationale aurait due s’exercer grâce à des dotations d’Etat permettant de commencer à combler les retards. C’est le contraire qui fut à l’origine proposé. "Des propositions inacceptables en l’état" avaient indiqué les élus communistes en attirant l’attention sur le fait que le gouvernement voulait à tout prix finaliser les contrats, engageant les régions pour 7 ans, à quelques mois seulement d’échéances politiques majeures. Comme si l’objectif était de cadenasser l’avenir. Ils avaient, aussi, critiqué les orientations impulsées par le gouvernement centrées sur la compétitivité et la mise en concurrence des territoires. Les négociations étant partout en France engagées, les élus communistes ont fait le maximum pour obtenir des avancées en faveur des habitants de la région. Il a été obtenu en Champagne-Ardenne une des plus fortes progressions des crédits d’Etat (+32%). Au final la participation de l’Etat et de la Région se monte respectivement à 231,609 M Û. Il n’en reste pas moins que, comme partout, la dotation globale de l’Etat est nettement inférieure à celle du précédent contrat de plan.

Des moyens encore insuffisants

De plus, et malgré les crédits gagnés, notre région se trouve encore en dessous de la moyenne des dotations des autres régions : 173 Û contre 180 Û. Par leur abstention les élus communistes ont voulu marquer clairement leur défiance vis-à-vis de l’actuel gouvernement et indiquer qu’ils attendaient que le prochain revoie sans tarder la copie. Ils n’ont pas voulu priver la région des crédits pour la réalisation de projets attendus. Ils ont clairement indiqué leur détermination à continuer leur engagement au sein de la majorité régionale pour obtenir le plus rapidement possible les moyens qui font défaut à la Champagne-Ardenne singulièrement dans les domaines de l’emploi, de la formation professionnelle, de l’université et des infrastructures. Autant de domaines où sont attendues des participations beaucoup plus importantes non seulement de l’Etat mais aussi de tous les grands acteurs publics, RFF, SNCF, VNF... sans oublier les fonds européens. .

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N912

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